15.01.2014 - Natural Sciences Sector

La double hélice fête ses 60 ans

Photo 51 showing that the structure of DNA is a double helix. It was this image obtained by Rosalind Franklin which enabled Crick and Watson to complete their DNA model. © Raymond Gosling / King's College London

L’année dernière, l’actrice américaine Angelina Jolie s’est résolue à subir une double mastectomie, suite au dépistage génétique qui a révélé

qu’elle était porteuse d’une mutation génétique rare (affectant le gène BRCA1) qui augmentait sensiblement ses chances de développer un cancer du sein.

En juillet dernier, Connor Levy est né à Philadelphie aux États-Unis, suite à la sélection de son embryon parmi un lot de 13 qui avaient tous été conçus par fécondation in vitro. Le dépistage de son génome entier avait révélé que sa structure chromosomique était saine, contrairement à celle de certains de ses rivaux.

Pendant ce temps, en Europe et aux États-Unis, des personnes ont recours à une technologie analogue pour retrouver la trace de leurs ancêtres, tel le rappeur américain Q-Tip, dont la famille fut déracinée de l’Afrique par la traite des esclaves il y a 300 ans. « Découvrez qui vous êtes ! Définissez une identité culturelle pour vos enfants et vous-même ! », proclame un site web proposant ce service. Bien que leur fiabilité soit parfois exagérée, les analyses d’ADN ont permis de remonter depuis les 10 000 porteurs sudafricains actuels d’un gène à l’origine de la porphyrie, maladie de la peau, jusqu’à un seul et unique couple d’immigrants néérlandais, Gerrit Jansz van Deventer et Adriaantje Jacobs, qui ont débarqué au Cap en 1688.

Voici quelques exemples de la façon dont les technologies génétiques et génomiques commencent à infiltrer nos vies privées, après avoir révolutionné la pratique de la médecine, de l’agriculture, de l’investigation criminelle, des assurances et même de la paléontologie. Tous ces progrès sont le fruit d’une découverte vieille de 60 ans, celle de la structure moléculaire de l’acide désoxyribonucléique (ADN).

L’année 2013 a marqué non seulement le soixantième anniversaire de cette découverte décisive, mais aussi le dixième anniversaire de la première description complète du code génétique humain (génome humain). Aujourd’hui, l’UNESCO s’est associée au projet du Variome humain, qui s’efforce de cataloguer toutes les mutations génétiques humaines dans le monde, afin d’en améliorer le diagnostic et les traitements.

 

Lire "60 years of the double helix" (en anglais), A World of Science, vol. 11, no 4

 




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