13.10.2011 - UNESCOPRESS

Succès de l’exercice d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien

Exercice d'évacuation à Bali © UNESCO/ Ardito Kodijat

Vingt-trois pays riverains de l’Océan indien* ont participé à un exercice d’alerte aux tsunamis de grande ampleur le 12 octobre. Cet exercice coïncidait avec l’entrée en vigueur du nouveau Service consultatif régional sur les tsunamis désormais assuré par l’Australie, l’Inde et l’Indonésie. L’exercice était organisé sous les auspices de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO, qui a joué un rôle déterminant dans la mise en place de ce système.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, s’est adressée au cours d’une conférence vidéo aux nouvelles instances assurant désormais le système d’alerte aux tsunamis pour saluer le transfert de responsabilité. « Tout cela montre ce qui peut être accompli lorsque les Etats et les sociétés s’associent pour atteindre des objectifs communs », a déclaré Irina Bokova. « C’est un pas décisif vers la protection des vies et des moyens d’existence de toutes les communautés côtières de l’océan Indien ».

L’exercice baptisé IOWave11 prévoyait la survenue d’un séisme d’’une magnitude de 9,2 sur l’échelle de Richter au large des côtes au Nord-Ouest de Sumatra (Indonésie), à l’image de celui qui s’était produit le 26 décembre 2004, suivi d’un tsunami de grande ampleur. Au total, 82 bulletins d’alerte ont été émis vers les Centres nationaux d’alerte aux tsunamis des pays participant à l’exercice. Ces bulletins ont été émis par les nouveaux fournisseurs de service régionaux sur les tsunamis d’Australie, d’Inde et d’Indonésie ainsi que par le Service provisoire d’alerte dans l’océan Indien qui s’appuie sur l’Agence météorologique japonaise et le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique**. Les résultats préliminaires indiquent que tous les Centres nationaux d’alerte aux tsunamis participant ont reçu ces bulletins en temps voulu.

Plusieurs pays ont également mené des exercices nationaux impliquant les dispositifs d’urgence. Trois pays (Inde, Kenya, et Malaisie) ont également mis en œuvre des exercices d’évacuation des communautés vivant dans les zones côtières. En Inde, ces évacuations ont concerné 17 villages côtiers dans trois provinces. L’exercice a été considéré comme réussi malgré quelques problèmes mineurs. Dans certains cas, on a ainsi relevé des problèmes dans la réception des messages envoyés par fax.

« Malgré ces quelques problèmes, l’exercice IOWave11 a atteint son objectif qui était d’évaluer à quel point le Système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets était prêt pur répondre à un tsunami potentiellement destructeur », a déclaré Wendy Watson-Wright, Secrétaire exécutif de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO. « L’exercice a fourni l’occasion aux pays de l’océan Indien de tester leurs lignes opérationnelles de communication, de mettre à jour les procédures d’alerte aux tsunamis et de promouvoir les dispositifs de préparation d’urgence. Une évaluation complète de l’exercice sera publiée d’ici la fin novembre 2011 ».

* Australie, Bangladesh, Comores, France (Réunion), Inde, Indonésie, Iran, Kenya, Madagascar, Malaisie, Maldives, Maurice, Mozambique, Myanmar, Oman, Pakistan, Seychelles, Singapour, Sri Lanka, Tanzanie, Thaïlande, Timor-Leste, Yémen.

** Depuis mars 2005, c’est l’Agence météorologique japonaise et le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique qui ont fourni l’information sur les tsunamis aux 28 Etats de l’océan Indien. Ce dispositif est resté opérationnel jusqu’à aujourd’hui et continuera à fonctionner en parallèle jusqu’à la fin de l’année 2012, date à laquelle sera évalué le fonctionnement du nouveau Service consultatif régional.




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