05.06.2018 - Commission océanographique intergouvernementale

Sensibiliser les citoyens de demain à la protection de l’océan

© UNESCO/Christelle ALIX - Campus UNESCO organisé dans le cadre de la Journée mondiale de l'océan 2018 sur le thème des déchets aquatiques.

Le 5 juin 2018, 200 collégiens et lycées ont été sensibilisés à la thématique des déchets aquatiques, en particulier des microplastiques, lors d’un Campus UNESCO organisé dans le cadre des célébrations de la Journée mondiale de l’océan (8 juin) par la Commission océanographique intergouvernementale (COI), le Secteur des Relations extérieures et de l'information du public de l’UNESCO et l’ONG Surfrider Foundation Europe, avec le soutien de la Fondation d’Entreprise ENGIE.

Mêlant approches scientifique et sociétale, le Campus a permis aux experts invités d’exposer l’urgence de la situation : plus de 8 millions de tonnes de déchets plastiques sont déversées dans l’océan chaque année, soit 206 kg par seconde.

« Un sac en plastique jeté dans la Seine peut finir dans l’estomac d’une tortue qui nage à des milliers de kilomètres de nous, au milieu de l’océan Atlantique, » ont expliqué Itahisa Déniz González et Katherina Schoo de la COI de l’UNESCO. « Il faut ne pas oublier que l’océan est une ressource partagée. Il n’a pas de frontière physique. »

Depuis 1968, la COI parraine conjointement au sein des Nations Unies un organe consultatif dédié aux aspects scientifiques de la protection du milieu marin, le GESAMP, dont les études et évaluations sont généralement effectuées par des groupes de travail spécialisés. Parmi ceux-ci, le groupe de travail 40 – coordonné par la COI et l’ONU Environnement – est consacré aux plastiques et microplastiques.

« 80% de la pollution marine dans le monde est d’origine continentale, due à une mauvaise gestion ou un mauvais comportement, » a déclaré Cristina Barreau, experte déchets aquatiques à Surfrider. « Les déchets aquatiques, dont le plastique, ne connaissent aucune frontière et sont dangereux pour l’homme. »

« Les microplastiques sont de très petits morceaux de plastique, si petits que vous ne pouvez pas les voir à l’œil nu. Une fois dans les égouts, ils atteignent les usines de traitement des eaux usées qui malheureusement ne sont pas en mesure de filtrer des particules si minuscules. Les microplastiques se retrouvent donc ensuite dans la mer, » a pour sa part détaillé Camila Catarcy Carteni, chercheuse sur le plastique dans le milieu aquatique.

Chacun de nous a un rôle à jouer et peut contribuer, à son niveau, à la protection de l’océan. Nous pouvons commencer par changer nos habitudes en matière de cosmétiques, qui constituent 2 à 3% des plastiques présents dans l’océan, en grande partie sous forme de microbilles.

« Un produit peut avoir plusieurs usages : on peut par exemple mélanger à quantité égale de l’huile d’olive ou d’argan à du sucre fin pour s’en faire un gommage. De même, pour éviter les microbilles que contiennent certains dentifrices, un peu de bicarbonate de soude et d’huile de coco permettront d’obtenir une pâte naturelle tout aussi efficace. Ces substances naturelles ne sont pas néfastes pour l’océan, » a dit Julien Kaibeck, fondateur de l’association Slow Cosmétique.

Après un quizz interactif destiné à tester les nouvelles connaissances des élèves, les intervenants ont rappelé l’importance pour la jeune génération de s’impliquer pour construire ensemble un avenir meilleur, avec un océan propre et en bonne santé.

« L’océan est le deuxième poumon de notre planète. Même si on ne le voit pas, il fait partie de notre vie à tous. Vous êtes la solution pour un océan protégé, vous êtes la voix de l’océan ! » a conclu Antidia Citores de Surfrider.

Pour plus d’information, veuillez contacter :

Rejane Hervé-Hayworth (r.herve(at)unesco.org)




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