29.11.2010 - UNESCOPRESS

Renforcer la préservation des « joyaux de la couronne de l’océan »

Face à la menace grandissante de l’exploitation des océans et à la quête permanente de ressources marines, les responsables de 43 sites marins inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO se retrouveront du 1er au 3 décembre à Honolulu (Hawaï) afin de réfléchir aux moyens de renforcer la préservation de ces « joyaux de la couronne de l’océan ».

Ce sommet sans précédent de gestionnaires de sites du patrimoine mondial ouvrira la voie d’un renforcement de leurs liens. Collectivement, ceux-ci sont susceptibles en effet de jouer un plus grand rôle pour relever les défis auxquels fait face la préservation des océans de par le monde.

            Jean-Michel Cousteau, le célèbre explorateur des mers et défenseur de l’environnement marin, et Greg Stone, vice-président et responsable scientifique en charge des océans à l’organisation Conservation International prononceront les discours d’ouverture de la réunion. Celle-ci coïncidera avec la cérémonie officielle de l’inscription de Papahanaumokuakea (Etats-Unis), qui a été ajouté à la Liste du patrimoine mondial en août 2010, en même temps que l'Aire protégée des îles Phoenix (Kiribati).

            « Le patrimoine mondial – ces mots mêmes évoquent la mission planétaire de protection les lieux les plus exceptionnels et emblématiques du monde », a déclaré Francesco Bandarin, Sous-Directeur général pour la culture. « Sur près de 6.000 zones marines protégées désignées désormais dans le monde, seules 43 jouissent du statut le plus élevé reconnu internationalement en matière de conservation, la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO ».

Le patrimoine mondial marin a été reconnu pour la première fois par l’UNESCO en 1981 avec l’inscription du Parc marin de La Grande Barrière de corail sur la Liste du patrimoine mondial. Il a été rejoint par des sites aussi emblématiques que les Iles Galápagos (Equateur), la Baie d’Ha Long (Viet-Nam), le Parc naturel du Récif de Tubbataha (Philippines), La Mer des Wadden (Allemagne-Pays Bas) ou le Parc national des Everglades (Etats-Unis). 

Aujourd’hui, environ 1,4 million de kilomètres carrés marins – soit 0,4% des océans, c’est-à-dire une zone de la taille du Golfe du Mexique – sont protégés en vertu de la Convention du patrimoine mondial, comprenant cinq des plus grandes zones marines protégées sur les dix que compte la planète.

Ensemble, ces sites représentent les « joyaux de la couronne de l’océan », des lieux reconnus par la communauté internationale pour leur beauté ou leur biodiversité exceptionnelles, ou bien reflétant des processus écologiques, biologiques et géologiques uniques, la sélection se faisant par un processus d’inscription rigoureux de plusieurs années.

Le statut de patrimoine mondial offre souvent aux Etats et aux défenseurs de l’environnement les moyens ultimes de barrer la route à des initiatives économiques dommageables. En 1999 par exemple, un projet d’exploitation commerciale à grande échelle du sel dans la lagune côtière de San Ignacio au Mexique (Sanctuaire de baleines d’El Vizcaino) a été annulé, permettant ainsi au dernier site de reproduction des baleines grises du Pacifique de ne pas être affecté négativement.

Le sommet d’Honolulu est organisé conjointement par le Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO et par l’Office des sanctuaires marins nationaux de l’Administration nationale océanique et atmosphérique des Etats-Unis (National Oceanic and Atmospheric Administration – NOAA) ; il est financé par dix autres gouvernements nationaux, par des organisations non gouvernementales et par le secteur privé.

 

 

 

Contacts médias :

UNESCO: Gina Doubleday, Tel: +33 1 45 68  16 60; g.doublesday(at)unesco.org

NOAA: Matthew Stout, Tel: +1 240 461 8450; Matthew.Stout@noaa.gov

 




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