24.10.2013 - Education Sector

La formation de l’UNESCO aide les enseignants africains à débattre du changement climatique

UNESCO/Khalissa Ikhlef

Enseigner le changement climatique est un défi pour de nombreux enseignants. Afin d’aider les éducateurs à aborder cette thématique à l’intérieur et à l’extérieur de la salle de classe, l’UNESCO a développé un cours de formation de quatre jours. Destinée à 29 éducateurs d’Afrique australe et orientale, la première formation s’est déroulée du 8 au 11 octobre 2013, à Grahamstown, en Afrique du Sud.

« Le cours m’a été particulièrement utile, parce que j’ai acquis les bases scientifiques du changement climatique. Mais surtout, j’ai appris à préparer un plan de leçon pour un cours d’éducation au changement climatique et à conduire une visite sur le terrain », déclare Raphael Bhembe, du Malawi, lorsqu’il raconte son expérience de la formation. Son collègue, Joshua Kiama Wambugu, du Kenya, ajoute : «  Le programme de formation offre d’excellentes expériences d’apprentissage, à la fois en classe et à l’extérieur, grâce à des exercices sur le terrain. Les interactions avec les participants sont extrêmement enrichissantes. »

Ayant pour objet d’aider les éducateurs à débattre de l’impact mondial mais aussi local du changement climatique, le cours présente aux participants l’éducation au changement climatique pour le développement durable et comprend également de nombreux exercices pratiques. Il emmène les éducateurs à la plage afin de leur présenter l’approche du projet Sandwatch consistant à surveiller, analyser, partager et agir.

Des actions ont d’ailleurs déjà été entreprises. Quelques jours après l’atelier, Eunice Jurgens, d’Afrique du Sud, a déclaré : «  En ce moment, les écoles participent à la Semaine maritime. Lorsque nous sommes allés inspecter des côtes rocheuses, nous avons constaté que les rochers étaient nus. Normalement, ils sont colonisés par quantités d’espèces, notamment des patelles, des anémones de mer et des oursins. En revanche, nous avons trouvé de nombreuses coquilles d’oursins, magnifiques, de différentes tailles. Nous avons tous été frappés par la dégradation depuis la fin de l’année dernière. Nous allons mener des recherches et parler aux autorités et aux chercheurs de la région. Le fait que nous ayons observé cette dégradation peu après nos échanges enrichissants de la semaine dernière sur le changement climatique est un étrange concours de circonstances. »

Un second cours de formation à l’intention des éducateurs d’Afrique centrale et occidentale sera organisé au Cap-Vert, du 20 au 23 novembre 2013.

Liens

 

 




<- retour vers News single view ES
Retour en haut de la page