Géo-ingénierie

Géo-ingénierie : la voie à suivre ? Propositions innovantes pour lutter contre le changement climatique

Le 12 novembre 2010, l’UNESCO a organisé à son Siège, à Paris, une réunion internationale d’experts sur la géo-ingénierie et les questions de gouvernance qui lui sont associées. La géo-ingénierie répond à la nécessité d’atténuer les effets du changement climatique, et consiste en une altération intentionnelle du système climatique à grande échelle. La réunion a été la première occasion de tirer profit du rôle de « médiateur neutre » de l’UNESCO pour créer un forum de discussion internationale et faire prendre conscience du potentiel scientifique et de gouvernance de ce domaine en plein développement. Les experts invités comprenaient 20 participants originaires d’une douzaine de pays et de diverses institutions universitaires, à but non lucratif, gouvernementales et intergouvernementales.

Les participants à la réunion ont recommandé que les techniques de géo-ingénierie soient classées en deux catégories :

  • la géo-ingénierie solaire, qui désigne les interventions visant à réduire le rayonnement solaire absorbé par le système climatique de la Terre, telles que l’injection de particules réfléchissantes comme le dioxyde de soufre dans les couches basses ou élevées de l’atmosphère, pour aboutir à une réduction de la température mondiale moyenne ;
  • la géo-ingénierie du carbone, qui désigne les interventions visant à débarrasser activement l’atmosphère de son dioxyde de carbone grâce à la mise au point d’épurateurs de CO2, ou à renforcer les processus écosystémiques, de façon à réduire l’effet nocif de l’accumulation des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.


Les participants à la réunion ont en outre recommandé la création d’un programme de recherche international semblable au Programme mondial de recherche sur le climat (PMRC) parrainé par le Conseil international pour la science (CIUS), l’Organisation météorologique mondiale (OMM) et la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO.

Le nouveau programme pourrait relever les défis technologiques et scientifiques de la géo-ingénierie et permettre d’aller de l’avant dans la recherche scientifique légitime sur cette question controversée. Cette initiative fait suite à la déclaration formulée par le Secrétariat de la Convention sur la diversité biologique lors de sa récente réunion à Nagoya, au Japon, autorisant la conduite d’expériences de recherche en géo-ingénierie à petite échelle, dans la mesure où elles se soumettraient à un certain nombre de contrôles.

Une note d’information UNESCO-SCOPE sur la géo-ingénierie sera bientôt disponible sur le site Web de l’UNESCO.

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