Un peu d'histoire

Examen périodique

'W' Region Transboundary Biosphere Reserve

Au début de la création du Réseau mondial des Réserves de biosphère, les premiers sites désignés étaient principalement destinés aux projets de conservation et de recherche. Dès les années 1985 et 1986, avec l’évolution des besoins et des pratiques sur le terrain, ce sont les trois fonctions des réserves de biosphère qui doivent être appliquées. En dépit de la réaffirmation du concept de réserves de biosphère en tant que site de démonstration des relations entre l’Homme et la nature, un décalage entre le concept et la réalité persiste. Ainsi une part non négligeable des sites sont composés simplement d’un Parc naturel auquel a été rajoutée une zone de transition mais sans qu’aucune planification ne soit mise en place pour que la notion de développement durable puisse être appliquée. Ce décalage persistant entre concept et réalité a été à l’origine de la création en 1992 d’un Comité consultatif et en 1995 de deux documents fondamentaux pour le Réseau mondial : la Stratégie de Séville mettant l’accent sur l’importance des Réserves de biosphère en ce qui concerne les travaux de conservation, de développement durable et de recherche et le Cadre statutaire dont l’article 9 prévoit la réalisation d’un examen périodique sur la base d’un rapport.
Au moment de la négociation puis de l’adoption du Cadre statutaire (1995), il est apparu souhaitable de prévoir un mécanisme destiné à examiner et améliorer quand nécessaire l’adéquation des réserves de biosphère aux critères prévus par le cadre statutaire. L’idée d’un examen, à intervalle régulier (dix ans), a vu le jour. L’objectif premier de cette disposition, prévue dans l’article 9 du Cadre statutaire, était donc de « mettre à niveau » les réserves de biosphère désignées avant Séville et, surtout, les plus anciennes, qui avaient été acceptées à une époque où le zonage, les trois fonctions et la participation locale n’étaient pas encore définis comme condition de l’existence des réserves de biosphère. Il s’agissait aussi de compléter les données, souvent très sommaires, concernant les sites en question. Avec le temps, l’exercice a évolué et ses objectifs ont changé. Il s’agit désormais, surtout pour les sites qui ont atteint le stade d’un deuxième examen périodique, de mesurer les évolutions et les changements. Il s’agit également d’une occasion de procéder à une large consultation des acteurs et à un travail collectif pour renégocier le zonage du territoire concerné et revoir le fonctionnement de la réserve de biosphère.

Le dossier préparé est transmis à l’UNESCO pour analyse par le Conseil international de coordination du MAB, qui fait les recommandations sur la base de l’évaluation technique fournie par le Comité consultatif pour les réserves de biosphère. La mise en œuvre des recommandations par le pays concerné fait à son tour l’objet d’un suivi.

Retour en haut de la page