L'Histoire du MAB

Le MAB: une histoire résumée

Lors de son lancement en septembre 1968, le programme MAB a bénéficié de l’expérience du Programme Biologique International et été conçu lors de la réunion de la Conférence intergouvernementale sur la biosphère en septembre 1968. Le programme MAB a été lancé à la Conférence générale de l’UNESCO en 1970. Il couvre un large spectre d’écosystèmes : terrestres, aquatiques, des régions polaires aux régions tropicales. Il n’était pas limité dans le temps.

À sa première session en novembre 1971, le Conseil du MAB a défini l’objectif général du programme : « développer les bases scientifiques de l’utilisation rationnelle et de la conservation des ressources de la biosphère pour améliorer la relation globale entre l’homme et l’environnement ; pour prévoir les conséquences des actions d’aujourd’hui sur le monde de demain et ainsi accroître les capacités humaines à gérer efficacement les ressources naturelles de la biosphère ».

Pour atteindre cet objectif, le Conseil du MAB a créé treize (plus tard quatorze) thèmes ou projets internationaux, certains traitant des interactions entre l’homme et différents types d’écosystèmes (forêts, pâturages, etc..) ou entités géographiques (i.e. montagnes, îles, villes) ; d’autres s’intéressant à des processus ou impacts plus globaux (perception de l’environnement, les effets des pesticides, les travaux d’ingénierie, les polluants…).

L’évolution du programme dans les années 70 l’a amené à s’intéresser particulièrement aux zones tropicales humides, aux  zones arides et semi arides, aux écosystèmes urbains,  à la conservation et aux réserves de biosphère. En 1981 s’est tenue une Conférence internationale sur «L’écologie en action » destinée à  marquer et évaluer les dix premières années du MAB et accompagnée d’une  une exposition de trente-six affiches sur le même thème.

En 1983, le premier Congrès international sur les Réserves de biosphère s’est tenu à Minsk et a conduit à l’élaboration de son premier plan d’action, adopté par le Conseil du MAB en 1984.

En 1985-86, le Panel scientifique consultatif a pris acte des progrès  accomplis, identifié les insuffisances  et fait des recommandations pour le développement du programme MAB. Quatre nouveaux axes de recherche ont été proposés puis adoptés par le Conseil : le fonctionnement des écosystèmes et les interactions humaines, la gestion et la restauration des ressources des écosystèmes dégradés par l’Homme, l’investissement humain et l’utilisation des ressources, la réponse de l’Homme au stress environnemental.

En 1992, le Comité consultatif sur les réserves de biosphère a été créé, et en 1995, la Conférence internationale de Séville sur les réserves de biosphère a donné naissance à la Stratégie de Séville pour les réserves de biosphère et au Cadre statutaire du Réseau mondial. En 2000, la rencontre « Séville + 5 » s’est tenue à Pampelune, et, en 2008, la Conférence de Madrid a adopté le Plan d’Action de Madrid pour les Réserves de biosphère (2008-2013).

Au cours des quarante années, les activités du MAB se sont progressivement concentrées sur le Réseau mondial de réserves de biosphère (début 2011, 563 sites dans 109 pays) comme sites de conservation de la diversité biologique, de recherche à long terme et de surveillance continue, d’éducation, de formation et pour tester des approches pour un usage durable des ressources et développement durable. De plus en plus, les réserves de biosphère sont reconnues et utilisées comme des sites d’apprentissage du développement durable.

Dans le même temps, les réseaux sur les écosystèmes et  thématiques spécifiques ont produit des informations de valeur pour des modèles de développement durable et pour des possibilités d’adaptation et de mitigation au changement climatique. Cela inclut des réseaux et des programmes de recherche, du renforcement de capacités et des coopérations en matière d’éducation sur les écosystèmes de montagnes, les zones côtières et les îles, les forêts tropicales, les zones arides et urbaines, les savanes et les agro écosystèmes. La coopération est favorisée à travers divers réseaux régionaux et nationaux.

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