Qu’est-ce qu’une réserve de biosphère ?

… Un site d'apprentissage pour le développement durable

Les réserves de biosphère sont des sites désignés par les gouvernements nationaux et reconnus par l’UNESCO dans le cadre de son Programme sur l’Homme et la biosphère (MAB) pour promouvoir un développement durable basé sur les efforts combinés des communautés locales et s’appuyant sur des connaissances locales et scientifiques.

Ces sites ont pour propos de concilier conservation de la diversité naturelle et culturelle et développement économique et social. Elles permettent de tester et développer des approches novatrices de développement durable du niveau local au niveau international.

Les réserves de biosphères sont par conséquent considérées comme :

  • des sites d’excellence où des pratiques sont testées et développées pour une meilleure gestion des ressources et des  interactions sociétés/natures et ce dans tous les écosystèmes du monde ;
  • des outils pour aider les pays à appliquer les recommandations du Sommet mondial sur le développement durable et également à mettre en œuvre les conventions, comme celle sur la Convention sur la diversité biologique et sur la lutte contre le changement climatique ;
  • des sites d’apprentissage dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l’éducation au service du développement durable dont l’UNESCO est l’agence de file pour les Nations Unies.

Après leur désignation par le Conseil International de co-ordination du MAB, les réserves de biosphère restent sous la juridiction souveraine des États. Elles échangent et partagent leurs expériences et leur savoir-faire au niveau régional, national et international au sein du Réseau Mondial des Réserves de Biosphère.

On dénombre actuellement 580 sites répartis dans 114 pays, auxquelles s’ajouteront les réserves désignées en 2011, lors de la 23ème session du Conseil International de co-ordination du MAB.

Les rôles principaux des réserves de biosphère sont :

  • accomplir trois fonctions interconnectées : la conservation, le développement et l’apprentissage ;
  • dépasser les zones de conservation traditionnelles restreintes, par le biais de zonage qui  combine des aires protégées centrales avec des zones où le développement durable est soutenu par les habitants et les acteurs locaux ;
  • utiliser une approche qui implique toutes les parties prenantes, en mettant l’accent sur la participation des communautés locales à la gestion ;
  • promouvoir la gestion des conflits liés à l’utilisation des ressources par le dialogue et la concertation ;
  • intégrer la diversité biologique et culturelle aux politiques et pratiques, et plus particulièrement le rôle des connaissances traditionnelles dans la gestion des écosystèmes ;
  • assurer un suivi et des recherches des politiques et des pratiques de développement durable pour en démontrer la qualité ;
  • constituer des sites d’excellence pour l’éducation et la formation ;
  • participer au Réseau mondial des réserves de biosphère.
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