05.04.2012 - Natural Sciences Sector

Faire progresser la cause de l’océan à Rio+20 et au-delà : œuvrer pour des résultats ambitieux et concrets.

© Y.HameedIsland daily life (Maldives)

Alors que les négociations de la Troisième réunion intersession informelle ouverte préparant la Conférence des Nations Unis sur le Développement Durable (Rio+20) battaient de leur plein, une réunion parallèle s’est focalisée sur les questions concernant l’océan. Ces problèmes, qui seront d’une importance capitale pour l’environnement dans les 10 années à venir, doivent être pris en compte dans le processus de négociations.

La COI de l'UNESCO, le Global Ocean Forum, la Mission Permanent de la République des Îles Fidji auprès de l’Organisation des Nations-Unies et la Mission Permanent de la République des Seychelles auprès de l’Organisation des Nations-Unies ont uni leurs forces pour organiser une réunion abordant les perspectives des États, des agences des Nations-Unies et de la société civile sur l’atteinte de résultats viables concernant l’océan à l’issue du processus de Rio+20.

La réunion était co-présidée par Dr. Wendy Watson-Wright (UNESCO-COI) et Dr. Biliana Cicin-Sain (Global Ocean Forum). Différents experts ont donné un aperçu des menaces et défis existants, dont le déclin des récifs coralliens et l’acidification (Scott Doney), la hausse du niveau de la mer (Joe Appiott), l’érosion côtière, la pollution marine d’origine terrestre ou encore la surpêche (Brittany Baschuk). L’Ambassadeur Ronald Jumeau a rappelé que ces dangers ne menacent pas uniquement les écosystèmes marins mais également le bien-être de l’humanité, notamment (mais pas seulement) les communautés côtières et les Petits États Insulaires en Développement (PIED).

Le concept d’ « Économie Bleue » a été développé à plusieurs reprises au cours de la réunion, preuve de sa pertinence croissante en tant qu’alternative crédible. Andrew Hudson a développé différentes mesures s’inscrivant dans cette perspective, comme le mécanisme de crédit carbone bleu, qui pourrait être la pierre angulaire de la mise en œuvre de cette Économie Bleue.

De nombreux intervenants, dont le Dr. Biliana Cicin-Sain et l’Ambassadeur Gary Quilan ont souligné et salué l’importante place faite à l’océan dans les contributions à l’avant-projet et dans le texte de négociations de Rio+20. Un consensus croissant sur l’importance de prendre en compte les questions concernant l’océan a émergé durant les dernières négociations. Cependant, Maria Teresa Mesquita Pessôa a rappelé que « tout est encore sur la table » et les invités se sont accordés sur le besoin de poursuivre les efforts  afin d’aboutir à un résultat solide. Mr. Vladimir Jares et l’Ambassadeur Gary Quinlan ont enjoint les participants à réexaminer les engagements déjà pris, la plupart d’entre eux n’ayant pas été suivit d’effets, ce qui démontre le besoin pressant de s’accorder sur des objectifs mesurables, permettant de s’assurer que les engagements seront tenus.

Près de 100 représentants de gouvernement, d’organisations intergouvernementales, d’ONG et  du monde scientifique ont participé à la discussion. Le succès de cette réunion montre l’étendue des préoccupations que soulève les questions concernant l’océan. Les différents orateurs ont dépeint le processus de Rio+20 comme une opportunité unique de faire avancer ces questions, occasion que la communauté mondiale ne peut pas se permettre de manquer.

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