21.11.2011 - Natural Sciences Sector

Participation du WWAP à la Conférence Nexus de Bonn 2011 « Mettre en œuvre des solutions intégrées pour l’économie verte »

La Conférence Nexus de Bonn 2011 vise à examiner le développement durable à travers le prisme du rapport de cause à effet – le « Nexus », en se concentrant sur une meilleure compréhension des liens existant entre les trois sécurités : la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique et la sécurité en eau. Des décideurs et des stratèges de haut niveau issus des sphères politiques et universitaires, des Nations Unies, de la société civile et du secteur privé ont participé à cette conférence de trois jours. L’objectif général était d’élaborer des initiatives concrètes au cours des sessions plénières, ateliers et débats intersectoriels afin d’arriver à des décisions permettant de faire une réelle différence en termes d’impacts durables.
Objectifs de la conférence

1.    Elaborer des recommandations politiques fondées sur des consultations entre les acteurs et s’inscrivant dans la perspective de ce nexus,
2.    Faire en sorte que ces liens entre la gestion des ressources en eau, l’approvisionnement énergétique et la sécurité alimentaire occupent une place centrale dans le processus de Rio 2012, ainsi que dans les stratégies pour l’économie et la croissance « vertes »,
3.    Lancer des initiatives concrètes pour aborder ce nexus eau-alimentation-énergie de façon cohérente et durable.

Les champs d’action du développement durable pour la Conférence :
•    La dimension sociale : accélérer l’accès, intégrer le bas de la pyramide.
•    La dimension économique : créer plus avec moins
•    La dimension écologique : investir dans le soutien des services des écosystèmes

La participation du WWAP
Le WWAP était invité à participer à l’une des deux tables rondes, consacrée à « La place de l’eau dans l’ordre du jour du développement », organisées par le Programme de plaidoyer et de communication d'ONU-Eau dans le cadre de la Décennie (UNW-DPAC). Parmi les intervenants figuraient Juanita Castano, Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ; Kenza Robinson, Département des affaires économiques et sociales de l'ONU (DAES) ; Anders Berntell, Institut international de l’eau de Stockholm (SIWI) ; Alice Bouman, Water for Women Partnership (WfWP) et  Joakim Harlin, Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Olcay Unver, Coordinateur du WWAP, a présenté aux participants  les messages clés du 3e Rapport mondial des Nations Unies sur la mise en valeur des ressources en eau (WWDR) ainsi que ceux de la 4e édition qui sera publiée en mars 2010 . En s’appuyant sur les principaux messages de la 3e édition du rapport (WWDR3), Oclay Unver a expliqué que le WDDR4 renforce son approche intersectorielle en fournissant aux décideurs du secteur de l’eau et de différents autres secteurs des outils permettant de garantir l’intégration générale, et plus seulement dans le contexte de la gestion de l’eau, des compromis et des bénéfices mutuels. Il a également souligné qu’il est nécessaire d’informer tous les décideurs de l’existence de ces outils qui peuvent leur permettre de prendre pleinement connaissance des impacts (pressions, opportunités) et des conséquences des différents choix possibles, afin de planifier et d’agir en conséquence.
Les messages clés du WWAP diffusés à la conférence de Bonn:

1)    La centralité de l’eau
L’idée que l’eau est un secteur qui puisse fonctionner et être géré en vase clos constitue l’un des principaux obstacles au progrès, c’est pourquoi le WWDR4 s’implique fortement contre cette « sectorisation » de l’eau. En réalité, l’eau est présente dans toutes les activités sociales, économiques et environnementales. Par conséquent, elle ne peut être confinée à un seul secteur. Sa gouvernance requiert coopération et coordination entre les différentes parties prenantes et juridictions sectorielles. Par ailleurs, il faut aussi comprendre la disponibilité de l’eau dans un contexte de cycle hydrologique subissant des influences de nombreux facteurs, tendances, incertitudes et risques associés allant au-delà d’une approche sectorielle étroite. Si nous ne prenons pas en compte les interactions de l’eau avec les autres secteurs dans le cadre de la relation énergie/alimentation/eau, nous risquons vraiment de perdre de nombreux bénéfices et de générer des pressions inattendues. Il est essentiel que l’objectif général du développement durable considère explicitement que l’eau est une composante clé du processus décisionnel et que les risques et incertitudes inhérents soient dûment pris en compte.
2)    Le respect de l’environnement implique le respect de l’eau
Il est impossible d’être écologique sans être respectueux de l’eau. Si l’on entreprend des actions dans d’autres domaines en oubliant que l’eau constitue la base de toute l’économie verte, et sans planifier une gestion adéquate des ressources en eau douce, c’est l’ensemble du mouvement qui sera mis en danger. La question des biocarburants constitue un bon exemple. Différents secteurs peuvent être en concurrence sur l’eau mais il est évident que tous les bénéfices de l’eau sont nécessaires au développement économique durable. Une politique respectueuse de l’environnement devrait donc se baser sur le principe directeur que l’eau est au centre de tout le processus écologique.

Pour parvenir au développement durable, Oclay Unver a souligné qu’il était nécessaire d’adopter des politiques prenant en compte non seulement des considérations économiques mais aussi des considérations d’ordre social, éducatif et environnemental. En insistant sur le fait que ces considérations sont essentielles à la création de « sociétés respectueuses de l’environnement», il a ajouté que les dimensions sociales et humaines constituent aussi des facteurs clés de la réussite. Il a précisé que nous devons particulièrement concentrer nos efforts sur la création de telles sociétés par le biais d’approches pouvant intégrer des processus sectoriels et croisés comme celui du rapport de cause à effet – le « Nexus », et fournir conjointement des options de politiques concrètes nous permettant de tous nous engager dans une « culture » de durabilité.
 Pour en savoir plus sur les tables rondes d’experts à Bonn, merci de cliquer ici pour vous rendre sur le site web d’UNW-DPAC

L’objectif général du Programme mondial pour l’évaluation des ressources en eau (WWAP) est de faciliter des processus de prises de décisions éclairées en fournissant une information complète sur l’état, l’utilisation et la gestion des ressources en eau douce, en mettant en relief les tendances et en soulignant les conséquences et futurs possibles.
La 4e édition du WWDR, « Gérer l’eau dans des conditions d’incertitude et de risque » sera lancée par la Directrice générale de l’UNESCO le 12 mars 2010 lors du premier jour du Forum mondial de l’eau à Marseille. 

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