Faits et chiffres

Les changements climatiques vont intensifier le cycle hydrologique mondial

  • Un rapport sur les changements récents du cycle hydrologique mondial basé sur plus de 100 études (fondées sur des observations) a identifié des tendances mondiales et régionales à la hausse en ce qui concerne le ruissellement, les inondations et les sècheresses, et d’autres évènements et variables liés au climat au cours de la 2ème moitié du 20ème siècle, appuyant la perception d’une intensification du cycle hydrologique.
  • La toundra et les régions arctiques font face à la perte de pergélisol et au potentiel de rejets de méthane dû à un réchauffement accentué dans les pôles.
  • Les montagnes observent des périodes de neiges et de fontes plus courtes et plus précoces ainsi que des changements liés constatés dans les crues. En haute altitude, l’augmentation des neiges hivernales peut donner lieu à un retard de la fonte des neiges.
  • Les zones humides seront affectées négativement dans les cas de baisses du volume d’eau ainsi que de hausses des températures et de l’intensité des précipitations.
  • Le rapport du GIEC suggère que d’ici 2050, la moyenne annuelle des ruissellements aura augmenté de 10 à 40% en haute altitude et diminué de 10 à 30% dans certaines régions arides de latitudes tempérées et semi-arides de latitudes équatoriales.
  • Des tendances attestées d’inondations montrent qu’il n’existe pas de preuves d’un changement généralisé à l’échelle mondiale.
  • Des sécheresses plus intenses, affectant davantage de personnes, et liées à une hausse des températures et une baisse des précipitations, ont été observées au cours du 21ème siècle.
  • Une étude sur les changements spatiotemporels affectant l’assèchement des cours d’eau, utilisant un ensemble de données de plus de 600 enregistrements journaliers des cours d’eau européens provenant des archives européennes de l’eau du Programme FRIEND (Régime de Flux déterminés à partir des séries de Renseignements Expérimentaux Internationaux et de Réseau) de l’UNESCO, n’a mis en évidence aucun changement significatif pour la majorité des stations.57 Cependant, on a trouvé des différences régionales indéniables.
  • Les écosystèmes méditerranéens sont diversifiés, vulnérables et sensibles aux changements dans les conditions hydrologiques. Même avec une hausse des températures de 2ºC, le Sud méditerranéen risque de perdre 60 à 80% de ses espèces.

Voir aussi: Changement climatiqueIncertitude et risquéEcosystèmes

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