Faits et chiffres

Le coût de l'adaptation au changement climatique pourrait atteindre 100 milliards de dollars par an.

Les estimations varient parce qu’elles dépendent des futures émissions de gaz à effet de serre, des mesures d’atténuation et des hypothèses concernant le changement climatique d’origine anthropogénique même et de l’efficacité des pays à s’y adapter. Certaines estimations des coûts de l’adaptation pour les pays en voie de développement sont présentées ci-après :

  • La Banque mondiale estime que le coût supplémentaire des nouveaux investissements d’adaptation ou de protection face aux effets du changement climatique irait de 9 à 41 milliards de dollars p‑ar an. Une actualisation récente du Programme des Nations Unies pour le développement situe le point médian des coûts d’adaptation à approximativement 37 milliards de dollars par an en 2015.
  • La Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques estime que le montant des investissements supplémentaires pour l’adaptation au changement climatique va de 28 à 67 milliards de dollars, et qu’il s’élèvera à une hauteur de 100 milliards de dollars par an d’ici plusieurs décennies. On estime les investissements supplémentaires nécessaires pour les infrastructures d’approvisionnement en eau d’ici 2030 à 11 milliards de dollars, don't 85% dans les pays en développement.
  • Oxfam estime les coûts actuels d’adaptation au changement climatique pour l’ensemble des pays en développement à 50 milliards de dollars par an.

Alors qu’il existe un grand débat sur ces estimations, elles fournissement un ordre de grandeur utile permettant d’évaluer les ressources disponibles pour l’adaptation.

  • Les ressources actuelles du Fonds pour l’environnement mondial (environ 160 millions de dollars) sont largement insuffisantes pour répondre aux besoins prévus.
  • Dans les pays les plus riches au monde, la sensibilisation accrue au changement climatique décide lentement les gens à changer leur style de vie et à adopter un mode de vie plus durable. Mais il est improbable que ces changements à eux seuls permettront de lutter contre les pressions engendrées par la croissance des niveaux de vie au sein des économies de marché émergeantes, qui consomment davantage de biens et de services.
  • Les prédictions actuelles du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) concernant la hausse des températures et du niveau des mers, et l’intensification des sècheresses et des tempêtes suggèrent que des déplacements de population substantiels auront lieu dans les 30 à 50 prochaines années, particulièrement dans les zones côtières.

 

 

Voir aussi: Changement climatiqueIncertitude et risqueInvestir dans les infrastructures

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