Gouvernance (et institutions)

© András Szöllösi-Nagy
© András Szöllösi-Nagy.

Il est vrai que l’approvisionnement en eau mondial fait face à de fortes pressions en termes de répartition, de qualité et d’utilisations, mais une forte gouvernance d’État, comprenant des approches intégrées et participatives, contribuerait dans une large mesure à alléger ces enjeux transfrontaliers.

La gouvernance de l’eau fait référence aux systèmes politiques, sociaux, économiques, juridiques et administratifs qui développent et gèrent les différents niveaux des ressources en eau et de prestation de services d’eau, tout en reconnaissant le rôle joué par les services environnementaux. 

La gouvernance de l’eau se trouve en état de confusion dans de nombreux pays : tandis que les institutions publiques chargées de l’eau manquent totalement dans certains pays, d’autres présentent des structures institutionnelles fragmentées ou des structures décisionnelles conflictuelles.

La croissance démographique, les pressions internes exercées sur les ressources en eau, les menaces environnementales et l’importance qu’accorde la communauté internationale à la réduction de la pauvreté et au développement économique (par exemple des Objectifs du Millénaire pour le développement) orientent les réformes de la gouvernance de l’eau. Cependant, le rythme des réformes est inégal et lent. Il y a de sérieux écarts dans les pays en développement entre les politiques et la gouvernance de l’utilisation des sols et de l’eau, ainsi qu’entre l’élaboration de politiques et leur mise en œuvre. Ceci s’explique souvent par la corruption, la résistance institutionnelle face au changement, etc.

De nombreux gouvernements reconnaissent le besoin de rendre la gestion de l’eau locale, mais ne délèguent cependant ni les pouvoirs ni les ressources nécessaires pour que cela fonctionne. Les solutions prometteuses impliquent la préparation des institutions à gérer les enjeux d’aujourd’hui et de demain. Le développement alors suivi est caractérisé par la décentralisation, la participation des parties prenantes et la transparence, une corporatisation accrue (lorsque cela et réaliste et pertinent), des partenariats et la coordination (public-privé, public-public, public-société civile), et de nouveaux systèmes administratifs s’appuyant sur le partage des bénéfices de l’eau, y compris dans le cas des eaux transfrontalières. 

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Faits et chiffres extraits du WWDR3, "L'eau dans un monde qui change" (2009). Cliquez sur les liens ci-dessous pour en savoir plus!

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