23.06.2017 - Commission océanographique intergouvernementale

Un océan sain pour tous : La COI-UNESCO contribue à la réalisation de l’Agenda 2030 pour le développement durable

© UNESCO - Rapport mondial sur les sciences océaniques de la COI (juin 2017).

Deux succès clés de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO (COI) ont eu lieu en juin 2017, soit la Conférence des Nations Unies sur les océans, à laquelle la COI a participé de façon active, ainsi que le lancement du tout premier Rapport mondial sur les sciences océaniques (RMSO). Ces initiatives ont été présentées aux 148 gouvernements présents à la 29e session de l’Assemblée de la COI.

Le 23 juin 2017, Salvatore Aricò, le Chef de la Section des sciences océaniques, a rappelé le succès du lancement du Rapport lors de la Journée mondiale de l’océan, le 8 juin 2017, dans le cadre de la Conférence de l’ONU sur les océans à New York.

Il a souligné le soutien généreux des gouvernements de la Norvège, de la République de Corée, de Monaco et des Philippines.

Le RMSO rend compte pour la première fois de l’état des lieux et de l’évolution des capacités en matière de sciences océaniques à générer les connaissances nécessaires au développement sain et durable de l’océan, ainsi qu’à la pleine exploitation de son potentiel pour réaliser l’Agenda 2030 pour le développement durable.

Plus précisément, M. Aricò a expliqué que le RMSO identifie et quantifie les éléments essentiels des sciences océaniques aux niveaux national, régional et mondial, notamment en ce qui concerne les effectifs, l’infrastructure et les données. Il s’agit de la première tentative collective de mise en évidence systématique des possibilités, ainsi que des besoins en capacités, en ce qui concerne le développement de la collaboration internationale dans le domaine de la science et de la technologie océaniques. Il constitue une ressource à l’intention des responsables politiques, universitaires et autres parties prenantes qui cherchent à exploiter le potentiel des sciences océaniques pour relever les défis planétaires.

À la suite de cette présentation, les États membres ont approuvé le développement d’un portail mondial de données sur le RMSO, dans le cadre de la Section des sciences océaniques et du programme d’Échange international de données et d’informations océanographiques (IODE), dans le but de rendre les données accessibles aux utilisateurs et de faciliter la compilation de données pour les futures éditions du Rapport.

Le rapport complet, en anglais, ainsi que le résumé exécutif, dans les six langues officielles des Nations Unies, sont disponibles en ligne ici.

Durant le point de l’ordre du jour de l’Assemblée relatif au développement durable et à la gouvernance, Julian Barbière, le Chef de la Section des politiques marines et de la coordination régionale, a réaffirmé l’engagement de la COI à l’Agenda 2030 : plusieurs cibles de l’Objectif de développement durable (ODD) 14 sont directement liées aux activités de la Commission. Celles-ci comprennent notamment la pollution marine, l’acidification de l’océan, la gestion écosystémique, ainsi que la capacité de recherche marine et le transfert de technologies. L’ODD 13 relatif au changement climatique est également très pertinent au travail de la COI.

M. Barbière a également rappelé que la COI joue un rôle actif dans la définition d’un cadre mondial d’indicateurs pour des cibles spécifiques, notamment 14.3.1 et 14.A.1, pour lesquelles la Commission a d’ailleurs été identifiée comme « organisme responsable » au sein de l’ONU par le Groupe interinstitutions et d’experts sur les indicateurs relatifs aux ODD (IAEG-ODD). Ce cadre mondial est le mécanisme par lequel les États membres signaleront la mise en œuvre nationale de toutes les cibles de l’ODD aux Nations Unies.

À l’heure actuelle, ces indicateurs n’ont pas de méthodologie et de normes établies, ou bien celles-ci demeurent encore en phase d’essai. Dans le cadre des responsabilités citées plus haut, la COI travaillera donc pour les deux cibles mentionnées à l’élaboration du processus d’indicateurs et de normes de base relatives aux données, en attendant que les indicateurs soient opérationnels et mesurés régulièrement par les États membres pour évaluer l’avancement des ODD, éventuellement par le biais du mécanisme national de l’IODE.

Les propositions de méthodologie ont été présentées aux États membres de la COI pour approbation avant leur soumission à l’IAEG-ADD. Une fois qu’un indicateur donné est validé par l’IAEG-ODD, la collecte de données sera mise en œuvre par la COI et alimentera le Rapport sur les Objectifs de développement durable, émis annuellement, ainsi que la base de données en ligne.

Pour plus d’information, veuillez contacter :

Salvatore Aricò (s.arico(at)unesco.org) pour le Rapport mondial sur les sciences océaniques.

Julian Barbière (j.barbiere(at)unesco.org) pour le processus d’évaluation des indicateurs des ODD.




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