30.03.2017 - Commission océanographique intergouvernementale

Océans sains et îles résilientes: un atelier spécial avec les petits États insulaires en développement

Libois Corenthin: Dider Reynders, Ministre belge des Affaires étrangères, salue les participants de l'atelier SIDS

Plus de 100 représentants de 35 petits États insulaires en développement (PIED), des scientifiques ainsi que des représentants des Nations unies et de l'UE, ayant un intérêt spécial et une expertise dans le processus de Biodiversité au-delà des juridictions nationales, se sont réunis au bureau de projet de la COI pour l'IODE à Ostende et à la Commission européenne à Bruxelles du 7 au 9 mars 2017.

Les participants à l'atelier ont discuté des besoins en matière de renforcement des capacités et des priorités des PEID dans le contexte d'un éventuel nouveau traité des Nations Unies visant à conserver et à utiliser durablement la diversité biologique marine au-delà des zones de juridiction nationale (BBNJ). Les sujets de discussion portaient également sur le transfert de technologies, les aires marines protégées, les évaluations des impacts sur l'environnement et les ressources génétiques marines.
Le gouvernement belge et la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l'UNESCO ont organisé l'atelier en vue des préparatifs de la troisième réunion du Comité préparatoire sur la biodiversité marine au-delà des zones de juridiction nationale, prévue du 27 mars au 8 avril 2017 à New York.

M. Ahmed Sareer, Président de l'Alliance des petits États insulaires (AOSIS) et Représentant permanent des Maldives auprès de l'ONU, a ouvert la réunion en soulignant que les PEID sont des États océaniques importants mais vulnérables pour lesquels le statut de l'océan a un impact direct sur la viabilité et le développement. En raison de la connexion étroite des îles avec l'océan, les intérêts des petits États insulaires en développement envers un traité de l'ONU visant à protéger les ressources biologiques marines vont au-delà d'un simple partage équitable des avantages. Les îles ne peuvent être résilientes que lorsque les océans sont en bonne santé.

L'atelier était axé sur le renforcement des capacités et le transfert de technologies marines (RC / TTM), un sujet au cœur des négociations liées à la diversité biologique marine au-delà des zones de juridiction nationale. Il a été reconnu que les petits États insulaires en développement font face à des défis particuliers et ont donc besoin d'un modèle spécifique pour les RC / TTM. Il a été ressenti que le travail des organisations internationales existantes telles que la COI de l'UNESCO et sa plate-forme de partage de données OBIS sont des structures à développer, mais les PEID doivent également s'engager davantage dans les forums de décisions pertinents, et renforcer la coopération et le jumelage des PEID avec d’autres parties prenantes.


M. Didier Reynders, Vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères de Belgique, a remercié la COI de l'UNESCO d'être un partenaire clé dans l'organisation de cet atelier. La Belgique accueille l'un des bureaux de projets de la COI à d'Ostende. Le bureau des projets est un centre mondial de renforcement des compétences, où des experts en sciences océaniques du monde entier se rencontrent et sont formés à la gestion des données et de l'information. Il est le centre de la plus grande base de données mondiale sur la biodiversité marine appelée «OBIS». Le Système d'information biogéographique océanique est reconnu par l'Assemblée générale des Nations Unies et a le potentiel de devenir un centre d'échange de données et d'informations de la diversité biologique marine au-delà des zones de juridiction nationale.

Vous trouverez plus d'informations sur cet atelier à l'adresse suivante: http://sidsworkshop.be.

Pour plus d’information, veuillez contacter : Ward Appeltans (w.appeltans@unesco.org)




<- retour vers Toutes les actualités
Retour en haut de la page