04.12.2012 - UNESCOPRESS

Premier test réussi pour le Système d’alerte aux tsunamis dans l’Atlantique Nord et la Méditerranée

L’exercice d’alerte au tsunami organisé les 27 et 28 novembre pour évaluer le fonctionnement du Système d’alerte aux tsunamis dans l’Atlantique du Nord-Est, la Méditerranée et les mers adjacentes s’est bien déroulé. Cette simulation grandeur nature, qui prévoyait la survenue de quatre tremblements de terre à l’origine de tsunamis fictifs a en effet montré que tous les messages d’alerte étaient envoyés dans les temps aux autorités nationales concernées.

Au total, 18 pays (Allemagne, Cap-Vert, Croatie, Danemark, Egypte, Finlande, France, Grèce, Irlande, Italie, Liban, Malte, Monaco, Pays-Bas, Portugal, Espagne, Suède, Turquie) sur les 39 Etats membres que compte le dispositif d’alerte au tsunami dans l’Atlantique Nord et la Méditerranée (NEAMTWS**) ont pris part à cet exercice.

Pour tous les pays participants, il s’agissait de tester le bon fonctionnement des systèmes de communication répercutant les messages d’alerte. Certains pays (Allemagne, Danemark, Egypte, France, Malte, Portugal et Turquie) avaient également fait le choix d’impliquer les services de protection civile afin de s’assurer qu’ils étaient prêts à faire face à une telle menace.

Ainsi, l’Observatoire national d’Athènes (NOA) -l’un des quatre organismes mobilisés pour l’exercice afin d’émettre des scénarios de tsunami- a envoyé cinq messages par fax, courriel et par le Système global de télécommunications (GTS), un système qui permet le transfert de données météorologiques par satellites ou via les centres de prévisions météorologiques. Le scénario s’inspirait du tremblement de terre suivi d’un tsunami survenu le 9 juillet 1956, qui avait dévasté les côtes de la mer Egée. Les messages ont été envoyés avec succès aux points focaux des Etats membres du Système d’alerte.

Le CENALT (Centre national d’alerte aux tsunamis, hébergé par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives, France) s’appuyait quant à lui sur un scénario fondé sur un tremblement de terre d’une grande magnitude se produisant au large des côtes algériennes. Quatre messages ont été adressés par fax, courriel et GTS aux Etats membres du NEAMTWS. Ils ont également été transmis à la protection civile française.

Le scénario développé par l’Observatoire Kandili de l’Institut de recherche sismique d’Istanbul (KOERI, Turquie) se fondait sur le tremblement de terre survenu le 8 août 1303 en Crête et qui s’était traduit par des inondations dévastatrices dans l’Est de la Méditerranée. Douze messages ont été envoyés aux points focaux des Etats membres.

Enfin, l’Institut portugais de la mer et de l’atmosphère (IPMA, Portugal) avait bâti un scénario s’inspirant du tremblement de terre suivi d’un tsunami survenu à l’Ouest de Gibraltar en 1755. Au cours de l’exercice, six messages ont été envoyés avec succès aux pays membres du NEAMTWS. <a name="_GoBack"></a> 

Le dispositif d’alerte dans l’Atlantique du Nord-Est et la Méditerranée est l’un des quatre systèmes d’alerte aux tsunamis mis en place sous l’égide de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO. Etabli en 2005, il est opérationnel depuis 2011. De tels systèmes existent dans les océans Pacifique, Indien et dans les Caraïbes. Leur rôle consiste à évaluer les risques, émettre et transmettre des alertes et favoriser l’éducation les populations exposées.

Les résultats complets de ce test ne seront pas disponibles avant plusieurs mois. 

**Pays membres du NEAMTWS : Albanie, Algérie, Allemagne,  Belgique, Bulgarie, Cap Vert, Croatie, Chypre, Danemark, Égypte, Espagne,  Estonie, Fédération de Russie, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Islande, Irlande, Israël, Italie, Liban, Libye, Malte, Maroc,  Mauritanie, Monaco, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Roumanie, Royaume Uni, Slovénie, Suède, Syrie, Tunisie, Turquie, Ukraine

 

 

 




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