Changement climatique Peuples autochtones : impacts et réponses

©Peter Bates
Fonte de la banquise dans l’Arctique

Table ronde dans le cadre de l’exposition Planète Terre durant la Conférence Générale
17 octobre 2007, Paris

Le défi imminent que représente le changement climatique a été le sujet d'une discussion entre experts autochtones issus de trois environnements vulnérables : la région arctique, les petites îles et les hautes altitudes. Les participants ont traité de l'impact du changement climatique sur leurs communautés et leurs modes de vie et aux moyens utilisés par celles-ci pour tenter d'aborder, gérer et répondre à cette menace. Organisé par le programme Systèmes de savoirs locaux et autochtones (LINKS), en coopération avec le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique et avec le soutien de la Commission canadienne pour l'UNESCO, le débat a souligné comment les savoirs et les observations des autochtones peuvent contribuer à la compréhension, la surveillance et l’adaptation au changement climatique.

Présidence:
Patricio Bernal
Groupe de travail UNESCO sur le Changement Climatique et Sous-directeur Général, Secrétaire exécutif de la Commission Océanographique Intergouvernementale

Participants:
Otilia Lux de Coti (Maya, Guatemala)
Membre du Conseil Exécutif
Membre de l'Instance Permanente sur les Questions Autochtones des Nations Unies

Baron D. Waqa (Micronésie, Nauru)
Ministère de l'Education et de la Formation Professionnelle

Jean Malaurie (France)
Ambassadeur de Bonne Volonté de l'UNESCO pour les questions sur l'Arctique Directeur du Centre d'Etudes Arctiques;

Violet Ford (Inuit, Canada)
Vice-présidente, Affaires Internationales, Conférence Circumpolaire Inuit pour le Canada

Johnson Hugo Cerda Shiguango (Quéchua, Equateur)
Chef Autochtone de l'Amazone Equatorien

Conclusions:
David Walden
Secrétaire-Général, Commission Nationale du Canada pour l'UNESCO

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Informations supplémentaires sur les participants :

Otilia Lux de Coti (Mayan)
Otilia Lux de Coti, originaire du Guatemala, est membre de l'Instance Permanente sur les Questions Autochtones des Nations Unies et également membre du Conseil Exécutif de l'UNESCO. Diplômée en administration éducationnelle (Licenciatura), elle est également Vice-présidente de l'Instance Permanente Autochtone du Guatemala. Ministre de la Culture et des Sports au Guatemala de 2000 à 2004, elle fut par ailleurs membre de la Commission pour la Clarification Historique sur la Violation des Droits de l'Homme et les Actes de Violence au Guatemala de 1997 à 1999.

Elle tient également une place au Conseil d'administration de plusieurs organismes, y compris l'Association Politique des Femmes Maya MOLOJ; le Comité d'Education d'Amérique Centrale; ERCA/AED, Washington; le Forum pour l'Equité Sociale, BID, Washington; la Fondation des Droits Economiques, Sociaux et Culturels pour l'Amérique Latine, Guatemala; le Programme de Participation Démocratique, PPD, Guatemala (en savoir plus UN ESA).

Jean Malaurie (France)
Jean Malaurie est directeur du Centre d’Etudes Arctiques à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS) de Paris et directeur de recherche émérite au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Il fut le premier Européen à atteindre le Pôle géomagnétique Nord en mai 1951. Le professeur Malaurie a dirigé plus de 30 expéditions scientifiques qui l’ont amené à parcourir tout le Grand Nord, du Groenland à la Sibérie. Sa nomination entend reconnaître son « engagement personnel en faveur des questions environnementales, de la sauvegarde des cultures et des savoirs des peuples du Grand Nord ».

Violet Ford (Inuit)
Violet Ford naquit et grandit à Makkovik, Labrador, et réside désormais à Ottawa, Ontario. Elle fut élue puis réélue au Conseil Exécutif de la Conférence Circumpolaire Inuit (ICC) à l'occasion des neuvième et dixième assemblées générales de 2002 et 2006. Mme Ford défend les intérêts d'ICC et des Inuits devant de nombreux forums internationaux, en particulier l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle, dans le but de soulever l'importance de protéger les savoirs traditionnels Inuits de son appropriation et usage frauduleux. Mme Ford a aussi défendu la cause Inuit au cours de la Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique. Elle est actuellement en phase de devenir docteur en droit, spécialisée en droit international à l'Université de Lapland (Province de Finlande).

Johnson Hugo Cerda Shiguango (Quichua)
Johnson Cerda est un Chef Autochtone de l'Amazone Equatorien et travaille pour des organismes autochtones à travers la région depuis une dizaine d'années. M. Cerda a obtenu une licence en psychologie éducationnelle à l'Université Centrale d'Equateur en 1990. Il  est également diplômé de droit à l'Université Technique Privée de Loja, Equateur. Dans le cadre d'une bourse d'études avec Conservation International, il opère une révision de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) visant à renforcer le rôle des communautés autochtones et traditionnelles.

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