11.07.2012 - Natural Sciences Sector

2 nouveaux sites insulaires ajoutés au réseau mondial des réserves de biosphère

© UNESCO/M. Clüsener-GodtPrincipe est la plus ancienne des trois îles volcaniques du Golfe de Guinée

Le Conseil international de coordination du Programme MAB (Man and the Biosphere), réuni à Paris du 9 au 13 juillet, a ajouté 20 nouveaux sites, dont deux situés dans les PEID, au Réseau mondial de réserves de biosphère. Le réseau compte désormais 598 réserves de biosphères réparties dans 117 pays.

Cette année, les pays dans lesquels des réserves de biosphère ont été inscrites pour la première fois incluent Haïti et São Tomé-et-Principe.

Les réserves de biosphère sont des lieux choisis par le MAB en vue de servir de lieux d’expérimentation de diverses approches de gestion intégrée de la biodiversité et des ressources terrestres, marines, côtières, ainsi que des ressources en eau douce. Les réserves sont aussi des sites d’expérimentation et d’apprentissage du développement durable.

Les deux nouvelles réserves dans les PEID sont:

La Selle (Haïti) est la première réserve de biosphère du pays. La zone comprend de nombreux écosystèmes (montagne, plaine, forêt tropicale sèche et écosystèmes côtiers) et des sites protégés tels que La Visite ou Forêt des Pins (avec l’espèce endémique Pinus occidentalis). Elle se situe dans le prolongement de la réserve de biosphère dominicaine Jaragua-Bahoruco-Enriquillo et elle contribue au corridor biologique caribéen, donnant ainsi un exemple de collaboration entre les pays. Quatre pour cent de la population haïtienne vit dans la réserve, les principales activités économiques sont l’agriculture et la sylviculture, la pêche, le tourisme et l’artisanat.

L’Ile de Principe (São Tomé-et-Principe) est la première réserve de biosphère de ce pays. Il s’agit de la plus vieille des trois îles volcaniques du golfe de Guinée. La zone comprend toute l’île de Principe, ses îlots et les îles Tinhosas. Caractérisé par une importante biodiversité tant sur terre que dans l’écosystème marin, l’endroit est important pour la reproduction des tortues marines, des oiseaux de mer et des cétacés. Les principales activités économiques sont l’agriculture, la pêche et le tourisme. L’île peut être considérée comme un modèle pour la promotion du développement d’un écotourisme intégré dans d’autres îles et elle peut servir de base à une plus large zone tampon maritime et terrestre.




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