01.07.2011 - Natural Sciences Sector

Les réserves de biosphère de l’UNESCO et les sites du patrimoine mondial : savoir faire la différence

© UNESCO/A. StoškusZuvintas reedbed nature trail, Lithuania

L’UNESCO a désigné aujourd’hui 18 nouvelles réserves de biosphère qui vont rejoindre le Réseau mondial du programme sur l’Homme et la biosphère (MAB). Et, cette même semaine, l’Organisation a ajouté 25 nouveaux sites culturels, naturels et mixtes à la Liste du patrimoine mondial. Cinq de ces 25 nouveaux biens l’ont été en raison de leurs qualités naturelles ou mixtes (naturelles et culturelles) remarquables. Certaines réserves de biosphère étant aussi des sites du Patrimoine mondial, quelle est la différence entre ces deux types de désignation ?

Les réserves de biosphère de l’UNESCO (580 sites répartis dans 114 pays) sont des exemples spécifiques de développement durable. Visant à réconcilier l’homme et la nature, elles sont désignées par les gouvernements nationaux et reconnues par l’UNESCO dans le cadre du programme sur l’Homme et la biosphère (MAB). Elles encouragent des modèles de développement durable fondés sur des données scientifiques solides et un développement économique respectueux de l’environnement et des valeurs culturelles des populations locales. Souvent, elles disposent de systèmes de gouvernance hautement novateurs et participatifs. Les réserves de biosphère sont aussi de plus en plus reconnues et utilisées comme lieux d’apprentissage pour le développement durable ainsi que pour le suivi du changement climatique et l’atténuation de ses effets.

Les sites du patrimoine mondial de l’UNESCO sont des biens inscrits comme tels dans le cadre de la Convention du patrimoine mondial en raison de leur valeur universelle remarquable. Les principales préoccupations de cette convention sont la conservation et la gestion de sites naturels et culturels exceptionnels, ainsi que la sensibilisation à la nécessité de préserver le patrimoine.

Plus de 80 sites sont à la fois des réserves de biosphère de l’UNESCO et des sites du patrimoine mondial. C’est le cas par exemple d’Uluru, le gigantesque monolithe gréseux du désert australien, de la région du « W » partagée par le Bénin, le Burkina Faso et le Niger, des îles Galapagos, en Équateur, de l’île de Yakushima, au Japon, ou encore du lac Baïkal, dans la Fédération de Russie.

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