19.07.2011 - UNESCO

L’UNESCO organise des ateliers à la conférence mondiale de Doha sur le journalisme scientifique

La capitale qatarienne, Doha, était en pleine effervescence pendant la 7ème Conférence mondiale des journalistes scientifiques (WCSJ 2011), qui s’est tenue du 27 au 29 juin 2011. Organisée par la Fondation du Qatar pour l’éducation, la science et le développement communautaire, la conférence a offert à l’UNESCO l’occasion de proposer deux ateliers pré-conférence consacrés aux programmes d’enseignement du journalisme scientifique et au traitement du changement climatique et de la biodiversité.

Une quarantaine de professeurs en journalisme scientifique assistaient au premier atelier, pour discuter principalement des questions liées à l’enseignement de leur discipline. La conférence se déroulant dans un pays arabophone, les participants ont été particulièrement attentifs aux attentes des enseignants du monde arabe.

Des intervenants égyptiens, libanais et qatariens ont recommandé d’intégrer dans les programmes d’enseignement du journalisme des cours sur l’utilisation des médias sociaux (tels Twitter et Facebook) comme source d’information et moyen de diffusion pour les journalistes scientifiques. Les participants ont également suggéré qu’il fallait en priorité former les professeurs sur les moyens d’introduire le journalisme scientifique dans les programmes universitaires, dans les filières de sciences et de journalisme.

“Nous savons ce que les professeurs veulent enseigner et ce que les étudiants veulent apprendre, a expliqué Bruce Lewenstein, responsable de l’atelier et professeur en communication scientifique à la Cornell University (Etats-Unis). Il nous faut désormais des exemples précis, des exercices, des lectures, etc., conçus pour des régions et des langues spécifiques.”

De leur côté, les journalistes scientifiques ont fait valoir que la présence des sciences dans les médias avait besoin d’être renforcée dans les pays en développement, car la science et la technologie sont la clé du développement. Les exemples cités vont des technologies de l’information et de la communication (TIC) et des questions environnementales (désertification, disponibilité de l’eau, déchets chimiques, etc.) aux questions médicales (santé publique, VIH et SIDA, santé maternelle, etc.).

Le deuxième atelier, consacré au changement climatique et à la biodiversité, a pour sa part réuni vingt journalistes originaires de pays africains, arabes, asiatiques, latino-américains et du Pacifique.

Animé par Mike Shanahan (responsable des relations avec la presse à l’Institut international pour l’environnement et le développement) et James Fahn (directeur du réseau Earth Journalism Network d’Internews), l’atelier a présenté aux participants les connaissances actuelles sur la science et les pratiques dans le domaine du changement climatique et de la biodiversité.
Une séance était également consacrée aux types de ressources dont les journalistes ont besoin pour bien traiter ces questions. La dernière séance portait sur les compétences pratiques : un exercice de salle de rédaction était proposé aux participants pour apprendre à mettre en avant des sujets intéressants parmi les innombrables questions liées au changement climatique et à la biodiversité.

Un participant fidjien, Ruci Mafi, a souligné la nécessité de consacrer plus de temps à la biodiversité et suggéré d’organiser un atelier de suivi à l’échelle régionale pour cerner la question.

L’événement fait suite à l’atelier financé par l’UNESCO à la dernière édition de la Conférence mondiale des journalistes scientifiques, qui s’était tenue à Londres en 2009.

La prochaine conférence doit se tenir en Finlande en 2013.




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