Vol 5 N° 1 [Janvier–mars 2007]

 

SOMMAIRE

PLEINS FEUX SUR
p 2 -Les « lumières » du ciel

ACTUALITÉS
p 10 -Appel à la création d’un centre de recherche sur les glaciers
p 10 - Lancement du premier centre de droit relatif à l’eau
p 11 - Un plan pour développer des parcs scientifiques dans le Sud
p 11 - Le Grid computing relie les Africains à la diaspora
p 11 - Première réserve de biosphère intercontinentale
p 13 - Des bourses pour 25 jeunes scientifiques
p 13 - Soixante années de science à l’UNESCO

INTERVIEW
p 15 - Qu’est-ce qu’une planète ? Jean Audouze a la réponse

HORIZONS
p 17 - Des écoliers gardiens des plages
p 21 - Aider l’élite africaine à développer la science en Afrique

EN BREF
p 24 - Calendrier
p 24 - Vient de paraître

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ÉDITORIAL

A vos télescopes !

Les gouvernements de certains pays estiment qu’il y a trop d’Années internationales. Il est vrai que le nouveau siècle a déjà braqué les projecteurs sur les montagnes, l’eau douce, la physique et la désertification ; en ce moment même, l’Union internationale des sciences géologiques se prépare à inaugurer l’Année internationale de la planète Terre en 2008.

S’il appartient aux gouvernements de proposer des Années internationales aux Nations Unies, c’est en fait essentiellement la communauté scientifique qui leur confère une existence, avec l’aide des médias.

Lors de la dernière Conférence générale de l’UNESCO, en octobre 2005, les Etats membres ont entériné la proposition de l’Italie de célébrer en 2009 l’Année internationale de l’astronomie. Pour qu’elle devienne réalité, il suffira à un seul de ces Etats de soumettre, dans les prochains mois, la proposition à l’Assemblée générale de l’ONU.

Personnellement, je pense qu’une Année internationale de l’astronomie présenterait de nombreux avantages. En premier lieu, l’Union astronomique internationale (UAI) est fortement attachée à cette idée. Elle prévoit déjà des nuits d’observation des étoiles pour le grand public. Cependant, comme l’UAI n’a d’adhérents nationaux que dans 62 pays, une participation de l’UNESCO permettrait à tous les Etats membres de bénéficier de l’Année.

Une autre finalité de l’Année serait de favoriser l’introduction de l’astronomie dans les programmes scolaires. C’est précisément l’objectif du Programme de l’UNESCO pour l’éducation relative à l’espace. Dans le cadre de cette initiative, des télescopes portatifs sont offerts aux écoles, et des ateliers de « lancement de fusées » sont organisés à l’intention des enfants, comme vous le découvrirez dans ce numéro.

L’Année encouragerait également la création de clubs d’astronomie. Le ciel est un spectacle de plein air que tout un chacun peut contempler, muni ou non d’instruments. Point n’est besoin d’un télescope pour admirer une étoile filante ou une comète. Mercure, Vénus, Mars et Jupiter étaient toutes connus deux mille ans avant l’invention du télescope.

L’Année donnerait aux clubs des opportunités de s’entraider. Nombreux sont ceux qui disposent déjà de pages Web expliquant comment construire des télescopes. Ceux-ci peuvent être assez rudimentaires : n’oublions pas que c’est avec un télescope de seulement quelques centimètres de diamètre que Galilée a découvert les quatre lunes de Jupiter en 1609.

L’astronomie n’est pas simplement l’une des plus anciennes sciences du monde, elle se situe également à la pointe de la recherche. Souvenez-vous de l’émotion suscitée, le mois dernier, lorsque la Nasa a publié les photos de nouveaux dépôts dans deux ravins de Mars, donnant à penser que de l’eau les avait parcourus et y avait déposé des sédiments au cours des sept dernières années, ce qui n’est pas sans raviver les spéculations sur la probabilité d’une activité microbienne sur Mars ? L’événement fit la une des journaux dans le monde entier.

Existe-t-il un meilleur moyen que l’astronomie pour réconcilier les enfants avec la science et faire progresser la culture scientifique du public ? Et quelle meilleure occasion de le faire que celle d’une Année internationale de l’astronomie en 2009 ?

W. Erdelen
Sous-directeur général pour les sciences exactes et naturelles

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