Les femmes, agents du changement

© V. Durruty & P. Guedj for the L'Oréal Corporation Foundation

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Bien qu'il existe des signes encourageants, les femmes sont sous-représentées dans les sciences que ce soit dans la recherche scientifique fondamentale ou aux plus hauts niveaux décisionnels. La solution aux défis actuels et futurs du développement durable dépend de la mobilisation de toutes les ressources humaines dans le domaine des sciences. La science ne peut pas continuer à se priver du potentiel scientifique de plus de la moitié de la population mondiale. La science, l’une des clés de la connaissance; les femmes, pour accéder à la connaissance et parvenir à l'égalité des sexes doivent avoir accès à la science.

La Conférence mondiale des sciences de l'UNESCO, qui s'est tenue à Budapest en 1999, s’est penchée sur la question des femmes dans la recherche scientifique. Lors de la conférence, les principaux points qui ont émergé mettaient en évidence que :

  • la préparation était insuffisante au niveau secondaire et demeurait un handicap pour les femmes jeunes en quête d'une carrière scientifique ;
  • la méthode en vigueur pour évaluer la recherche semblait défavoriser les femmes qui, souvent, sont impliquées dans la gestion de lourdes responsabilités personnelles et professionnelles ;
  • la confiance des femmes en leurs capacités intellectuelles est souvent compromise par un contexte hostile dans leurs études et enfin ;
  • le point de vue féminin sur les questions environnementales n’a pas été suffisamment écouté et encouragé.

Les inégalités entre les sexes sont aussi le produit d'une incapacité à reconnaître les connaissances des femmes et leur savoir-faire, en d'autres termes, une incapacité à reconnaître que les femmes sont responsables de la moitié de la connaissance humaine et de l'expertise technique des agriculteurs, des jardiniers, des éleveurs, des utilisateurs de la forêt, des gestionnaires pour les besoins en eau et les ressources communautaires et enfin, dernier point et non des moindres, incapacité à les reconnaître comme des innovateurs technologiques et des agents du changement.

L'UNESCO a été un véritable pionnier dans la promotion de l'égalité des sexes. La stratégie à moyen terme pour la période 2008-2013, en faisant de l'égalité des sexes une priorité stratégique, a placé l'Organisation au premier rang des organismes des Nations Unies. Une approche en deux volets a été adoptée : l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes dans les États membres et au sein de l'Organisation. Tout au long du cycle d’évaluation et de planification des programmes de l'UNESCO "L'intégration du genre» implique qu'un effort systématique est fait pour considérer et assister sans discrimination du genre, les hommes et les femmes dans leurs expériences et aspirations spécifiques.

Notamment, le partenariat UNESCO-L'Oréal pour les Femmes et la Science ", le Programme des chaires UNITWIN/UNESCO et les activités dans le domaine des sciences fondamentales et des sciences de l’ingénieur portent l’accent sur le soutien des femmes scientifiques, en particulier des jeunes femmes scientifiques. D’autres exemples concrets concernent la promotion des candidatures féminines pour l’obtention d’une bourse dans le Programme de l'homme et la biosphère pour les jeunes scientifiques, l'aide accrue à l'Association africaine des géo-scientifiques afin d'encourager les femmes à présenter leurs travaux lors de conférences scientifiques, et aussi, les efforts déployés par la Commission Intergouvernementale Océanographique (COI) de l’UNESCO pour créer un équilibre entre les sexes dans le renforcement des capacités scientifiques.

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