Biotechnologie

Alors que nous partageons de nombreuses préoccupations au niveau mondial, les scientifiques sont confrontés au défi de compenser les effets néfastes de la pénurie alimentaire, du changement climatique, de nouvelles maladies et de maladies qui réapparaissent. A l’heure actuelle, dans certains pays la faim et la famine sont une réalité, en partie due aux conflits et aux importants déplacements de populations qui en résultent, mais aussi comme conséquence d’autres facteurs tels que les effets croissants du changement climatique, comme la sécheresse et la désertification. Ces effets sont aggravés par l’impact considérable de maladies comme le Sida/HIV sur des populations vulnérables, qui menacent les moyens de subsistance, voire la survie. La pollution liée aux marées noires, aux ordures domestiques et industrielles non traitées, aux déchets nucléaires, etc. porte atteinte à l’environnement, notamment aux réserves d’eau potable. Il est prioritaire de trouver des solutions qui ne nuisent pas à l’environnement, qui soient peu coûteuses et accessibles à la majorité. La biotechnologie offre des solutions potentielles pour répondre à certains de ces problèmes, et elle a été identifiée comme l’un des secteurs prioritaires par de nombreuses institutions, par exemple le NEPAD.

Le mot ‘biotechnologie’ désigne l’utilisation de plantes, d’animaux, de micro-organismes et de procédés biologiques afin de réaliser des avancées dans les domaines de l’industrie, de la médecine et de l’agriculture. C’est l’utilisation d’organismes vivants pour promouvoir le développement au bénéfice de l’humanité. Depuis les vaccins et l’amélioration des méthodologies et des techniques pour diagnostiquer, identifier et lutter contre les maladies, la protection et la sauvegarde de la biodiversité, une production alimentaire accrue et de plus gros rendements agricoles jusqu’à la décontamination d’environnements pollués, la biotechnologie a déjà exercé une influence positive sur nos vies et nous a aidés à améliorer notre qualité de vie à tous.

Le Programme de Biotechnologie de l’UNESCO vise à renforcer les capacités pour la recherche dans ce domaine. Il est probable que les résultats de cette recherche pourront permettre d’atteindre quelques-uns des objectifs nationaux en développement et contribuer à la croissance socio-économique. De plus en plus, les programmes visent à créer des centres d’expertise pour encourager les transferts de connaissances et l’échange d’informations dans ce domaine au niveau mondial, grâce à la création de réseaux et à l’utilisation des ressources existantes au niveau régional. Les Centres d’excellence sont l’un des moyens utilisés pour le transfert de connaissances, par exemple les Centres de ressources microbiennes (MIRCEN). Ce sont des instituts universitaires et de recherche situés dans le monde entier, qui fonctionnent en réseau dans un effort mondial de collaboration afin d’utiliser la recherche microbiologique et ses applications biotechnologiques au bénéfice de l’humanité, grâce à la coopération scientifique internationale. Cinq Centres d’enseignement et de formation en biotechnologie (BETCEN), un par région, viennent compléter cette action, en offrant des opportunités de recherche et de formation dans le domaine de la biotechnologie marine et végétale. Les Chaires UNESCO fournissent également des plates-formes pour la recherche et la formation ainsi qu’une coopération Nord-Sud. Grâce à la création de Centres de catégorie II (par exemple en Inde), ces initiatives sont de plus en plus renforcées, leur objectif spécifique étant de développer les capacités institutionnelles et humaines aux niveaux régional et national.

La diffusion des connaissances se fait également en facilitant l’accès à des publications soumises à des comités de lecture, grâce auxquelles les nouvelles découvertes dans le domaine de la biotechnologie sont facilement divulguées. Un soutien à plusieurs publications de haut niveau et à plusieurs programmes de sensibilisation constitue une ressource vitale pour les scientifiques, particulièrement pour les scientifiques des pays en développement et des pays les moins développés.

Pour plus d’informations, contacter : Mme Lucy Hoareau ou Mme Julia Hasler, Spécialistes du programme, SC/BES, UNESCO HQ

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