23.06.2011 - Natural Sciences Sector

Un réseau arabe pour les technologies convergentes

Proposé par l’UNESCO, le Réseau pour l’expansion des technologies convergentes dans la région arabe (NECTAR) a été inauguré le 20 juin à l’occasion d’un congrès régional au Caire. La réunion était organisée par le Bureau régional de l’UNESCO pour la science dans les États arabes, sous le patronage du Premier ministre égyptien Essam Sharaf, également président du Conseil supérieur égyptien de science et technologie.

« Les technologies convergentes » est une locution générique désignant les technologies qui interagissent dans la mise au point de nouveaux produits et services. La nanotechnologie, la biotechnologie, les technologies de l’information et de la communication (TIC) et les sciences cognitives sont toutes des technologies convergentes.

L’UNESCO désignera une ou plusieurs institution(s) réputée(s) de science ou d’ingénierie des pays suivants : Bahreïn, Égypte, Irak, Jordanie, Maroc, Soudan et Syrie pour devenir les points focaux nationaux du réseau. Chacun d’eux sera chargé de rédiger un programme de normes de qualité s’appliquant à l’éducation, la recherche, l’innovation et la commercialisation des nouveaux produits faisant appel aux technologies convergentes et des sciences fondamentales associées à ces technologies. Chaque institution créera, dans ses murs, un Centre d’innovation sur les technologies convergentes et établira des partenariats entre universités, instituts publics de recherche et industrie. Elle devra également organiser des expositions sur les technologies propres afin d’y sensibiliser le public.

Chaque année, les Centres d’innovation sur les technologies convergentes devront publier au moins un article scientifique sur leurs travaux. Une conférence annuelle se tiendra, par ailleurs, afin de soutenir la coopération Nord–Sud et Sud–Sud et le partage des connaissances. Un programme d’échange de scientifiques sera également mis en place afin d’encourager le retour d’un certain nombre de scientifiques arabes expatriés, et un prix pourrait être créé pour récompenser l’innovation.

Maintenant que NECTAR a été lancé, la prochaine étape consistera à créer un fonds d’amorçage avec des bailleurs régionaux tels que le groupe Bahgat d’Égypte afin de financer la phase initiale du projet. Le réseau sera bientôt doté d’un organe de gouvernance ayant son siège au Caire, au sein du tout récent Réseau égyptien pour le progrès technologique.

La recherche en nanotechnologie vient de recevoir de sérieux coups de pouce dans la région arabe grâce, d’une part, à la création en 2009 du Centre nord-africain pour la recherche en nanotechnologie, situé au Smart Village proche du Caire, par le gouvernement égyptien et International Business Machines (IBM) dont le siège se trouve aux Etats-Unis, et d’autre part, grâce à l’ouverture en 2008 du Centre d’excellence en nanotechnologie à la Cité du roi Abdul-Aziz pour la science et la technologie en Arabie saoudite – là aussi, en liaison avec IBM. Un troisième centre de nanotechnologie est en voie d’installation en association avec la compagnie INTEL au sein de l’Université des sciences et technologies du Roi Abdallah, toujours en Arabie saoudite.

 




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