Rapport de l’UNESCO sur la science 2010

UNESCO Science Report 2010

Si l’Europe, le Japon et les États-Unis (la Triade) dominent toujours la recherche et le développement (R&D), ils sont de plus en plus concurrencés par les pays émergents, la Chine en tête. C’est ce que révèle le Rapport de l’UNESCO sur la science 2010, divulgué à Paris le 10 novembre 2010.

Ce rapport, qui a été rédigé par une équipe d’experts indépendants qui couvrent chacun le pays ou la région dont ils sont originaires, fournit une analyse des tendances qui ont influencé la recherche scientifique, l’innovation et l’éducation supérieure au cours des cinq dernières années. L’analyse tient compte de l’impact de la crise économique mondiale actuelle sur les pays et conclut que celle-ci a frappé la Triade plus durement que le Brésil, la Chine ou l’Inde.

Le rapport décrit un milieu de plus en plus compétitif, dans lequel les flux d’informations, de connaissances, de personnel et d’investissements empruntent désormais une voie à double sens. La Chine et l’Inde, par exemple, profitent de leur essor économique pour investir dans des entreprises de haute technologie en Europe et ailleurs, et ainsi acquérir, du jour au lendemain, une expertise technologique. Comme elles, d’autres grandes économies émergentes telles que l’Afrique du Sud, le Brésil, le Mexique et la Turquie augmentent leurs dépenses en recherche et développement.

Si le nombre de pays participant à l’entreprise scientifique augmente, nous assistons également à un déplacement des zones d’influence mondiale. Le nombre de chercheurs en Chine, par exemple, s’approche désormais de celui des États-Unis ou de l’ensemble de l’Union européenne, et le nombre d’articles scientifiques publiés en Chine est désormais supérieur à celui du Japon.

Les pays ayant une moindre une capacité scientifique découvrent que cela ne les empêche pas d’acquérir, adopter et même parfois transformer les technologies existantes, ce qui leur évite des investissements coûteux comme en infrastructures telles que les réseaux de lignes téléphoniques fixes. Les progrès technologiques permettent à ces pays de produire d’avantage de connaissances et de participer plus activement aux réseaux internationaux et aux partenariats scientifiques, tant avec les pays du Nord comme avec ceux du Sud. Cette tendance favorise la démocratisation de la science à travers le monde. À son tour, la diplomatie scientifique est en passe de devenir un instrument essentiel de la construction de la paix et du développement durable dans les relations internationales.

En reprenant là où le volume précédant s’arrêtait en 2005, le Rapport de l’UNESCO sur la science 2010 propose un état des lieux de la science dans le monde. Cela devrait permettre à ceux qui s’intéressent aux sciences de déchiffrer les tendances qui modèlent notre monde en pleine mutation.

  

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Faits et chiffres tirés du Rapport de l'UNESCO sur la science 2010


Communiqués de presse :

 

  • Recherche et développement : les Etats-Unis, l’Europe et le Japon de plus en plus concurrencés par les pays émergents selon un rapport de l’UNESCO (AR, EN, ES, FR, RU, CH)
  • The USA and Europe still lead the global science research effort, but their future is uncertain says UNESCO report (EN)
  • Asia leaping forward in science and technology, but Japan feels the global recession, shows UNESCO report (EN, CH)
  • Science and technology could be the way to greater equality in Latin America, says UNESCO report (ENES)
  • Even oil-rich Arab states need innovation, says UNESCO report (EN, AR)
  • Research and Development: Africa is making progress despite major challenges (EN)

Galerie photos (AR, EN, FR, RU)

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