Faits et chiffres tirés du Rapport de l’UNESCO sur la science 2010

OBJECTIFS NATIONAUX

La Chine prévoit de porter le pourcentage de dépense intérieure brute en recherche et développement (DIRD) de 1,54% (2008) à 2,5% d’ici 2020.

La Chine envisage de recruter 2 000 étrangers d’ici cinq à dix ans dans ses laboratoires, ses instituts de recherche, ses entreprises de pointe et ses universités via son Programme mondial de recrutement d’experts connu sous le nom de Programme Mille talents.

Le Nigeria prévoit de rattraper les vingt premières économies mondiales d’ici 2020 en atteignant un taux de DIRD comparable à celui des vingt économies les plus développées.

La République de Corée prévoit de devenir l’une sept grandes puissances en matière de science et technologie d’ici 2012 par l’innovation technologique créative. Une de ses grandes priorités est de porter le taux de DIRD à 5% d’ici 2012.

Aux Etats-Unis, le gouvernement Obama a annoncé en avril 2009 un plan visant à porter la DIRD de 2,7% à 3% du PIB.

En 2006, le Qatar a mis en oeuvre un plan quinquennal devant faire passer la DIRD de 0,33% à 2,8%.

Le Brésil prévoyait de porter ses dépenses de recherche et développement (R&D) de 1,07% du PIB en 2007 à 1,5% en 2010. Son autre objectif était d’augmenter le nombre de bourses et d’allocations aux étudiants et aux chercheurs de 102 000 en 2007 à 170 000 d’ici 2011.

En Turquie, le nombre de chercheurs à plein temps devrait atteindre 150 000 d’ici 2013, contre 28964 en 2002. Le pays prévoit également que la DIRD atteindra 2% du PIB d’ici 2013, contre 0,72% en 2007.

APPORT A LA R&D : tendances en dépense intérieure brute en recherche et développement (DIRD)

En 2007, le monde a consacré 1,7% du PIB à la DIRD, soit le même pourcentage que cinq ans auparavant.

Entre 2002 et 2007, la DIRD dans le monde a augmenté d’environ 45% (de 790,3 milliards à 1 145,7 milliards de dollars). Sur la même période, le PIB mondial augmentait de 43% (de 46 272,6 à 66 293,7 (en parité de pouvoir d’achat du dollar à prix constants).

Les parts mondiales du PIB et de la DIRD ont toutes chuté entre 2002 et 2007 pour la « Triade » (Etats-Unis, Japon, Union européenne).

Impulsée principalement par la Chine, l’Inde et la République de Corée, la part mondiale de l’Asie en matière de DIRD est passée de 27% à 32% entre 2002 et 2007, et ce en bonne partie au détriment de la Triade.

Au sein du G20, les pays suivants ont contribué à une plus grande part de la DIRD mondiale qu’au PIB mondial en 2007 : Allemagne, Australie, Canada, Etats-Unis, France, Japon, République de Corée, Royaume-Uni.

Les Etats arabes ont contribué près de dix fois plus au PIB mondial qu’à la DIRD mondiale en 2007 (3,6% contre 0,4%), ce qui constitue un déséquilibre plus accentué qu’en 2002 (3,4% contre 0,5%).

L’Afrique subsaharienne a contribué trois fois plus au PIB mondial qu’à la DIRD mondiale en 2007 (2,2% contre 0,6%). Il s’agit d’une amélioration modeste par rapport à 2002 (2,1% contre 0,5%).

Aucun pays d’Asie centrale n’a consacré plus de 0,25% du PIB à la DIRD en 2007.

La part mondiale de la Chine à la DIRD a fait un bond entre 2002 et 2007, passant de 5,0% à 8,9%, soit une progression plus rapide que son PIB (de 7,9% à 10,7%).

Il existe de fortes variations au sein même des pays dans la répartition de la R&D. Aux Etats-Unis par exemple, dix Etats sur les cinquante que compte le pays ont contribué à 59% de la DIRD en 2005, la Californie représentant à elle seule environ un cinquième du total. Au Brésil, 40% de la DIRD est dépensée dans la région de Sẵo Paolo. En Afrique du Sud, trois des neuf provinces concentrent les quatre cinquièmes de la DIRD, la province de Gauteng en concentrant 51% à elle seule.

De 2000 à 2007, la dépense intérieure brute en recherche et développement des entreprises (DIRDE – l’investissement privé en R&D) est passé de 1,77% à 2,65% du PIB en République de Corée, mettant ce pays à parité avec le Japon en ce qui concerne cet indicateur (2,16% à 2,68%). Les autres pays ayant connu la croissance la plus rapide en terme de DIRDE se trouvaient aussi en Asie : celle de la Chine a doublé, passant de 0,54% à 1,08% du PIB ; celle de Singapour a progressé de 1,18% à 1,74% du PIB et quant à celle de l’Inde, elle est passé de 0,14% à 0,37% du PIB. Sur la même période, la DIRDE est demeuré stable au Brésil (0,50% en 2007), en Allemagne (1,77%) et en France (1,29%) ; elle a même décliné légèrement dans la Fédération de Russie (de 0,91% à 0,80%) et au Etats-Unis (2,05% à 1,93%).

L’augmentation de l’investissement privé en R&D en Australie résulte du boom des matières premières suscité par la Chine et l’Inde qui a alimenté la R&D liée au secteur minier dans ce pays.

Entre 2003 et 2006, la part de la recherche de base en terme de DIRD en Inde est passée de 17,8% à 26% tandis qu’en République de Corée, elle passait de 17,3% en 2001 à 25,3% en 2007. En Chine en revanche, elle a baissé de 2000 à 2008, régressant de 5,21% à 4,78% du total.

APPORT DE LA R&D : les tendances concernant les chercheurs

En 2007, la Chine, les Etats-Unis et l’Union européenne représentaient chacun environ 20% du nombre mondial de chercheurs.

Pris ensemble, les Cinq Grands (la Triade Etats-Unis-Japon-UE, plus la Chine et la Fédération de Russie, soit 35% de la population mondiale) représentaient 77% des chercheurs en 2007.

Le pourcentage des chercheurs est passé de 30% à 38% dans le monde en développement entre 2002 et 2007, la Chine étant à l’origine des deux tiers de cette croissance.

En Afrique subsaharienne, le nombre de chercheurs est passé de 45.000 à 60.000 entre 2002 et 2007. Bien qu’en terme de pourcentage, la place de cette région soit demeurée stable à 0,8%, la densité de chercheurs est passée de 67 à 79 par million d’habitants.

Dans le monde arabe, le nombre de chercheurs a augmenté, passant de 105.00 à 123.000 entre 2002 et 2007. Bien que la part mondiale de la région ait régressé (de 1,8% à 1,7%), il s’agit néanmoins d’une progression en terme de densité des chercheurs – de 355 à 373 par million d’habitants.

Si le nombre de chercheurs a progressé pratiquement partout, le vivier de la recherche a cru particulièrement rapidement dans les pays suivants : Brésil (de 72.000 à 125.000), Chine (de 810.500 à 1,4 million), République de Corée (de 142.000 à 222.000) et Turquie (de 24.000 à 50.000).

Dans la Fédération de Russie, le nombre de chercheurs a diminué de 2002 à 2007, passant de 492.000 à 469.000. Une tendance négative similaire est observée dans l’ensemble de la Communauté des Etats indépendants (CEI).

En 2007, le nombre de chercheurs par million d’habitants avait atteint 657 au Brésil, 1.071 en Chine et 137 en Inde. En Fédération de Russie, quatrième pays composant le groupe BRIC aux côtés du Brésil, de la Chine et de l’Inde, ce nombre demeurait élevé à 3.304, malgré une chute en nombres absolus ces dernières années. Les pourcentages les plus élevés étaient enregistrés au Royaume-Uni (4.181), au Canada (4.260), en République de Corée (4.627), aux Etats-Unis (4.663) et à Singapour (6.088).

LA PRODUCTION DE LA R&D : tendances en matière de publications et de brevets

Entre 2002 et 2008, le nombre de publications enregistrées à l’index Thomson Reuters des citations scientifiques – Index de citation de la science de Thomson Reuters (SCI) – a progressé de 34,5% – de 733.305 à 986.099. Leur nombre a plus que doublé au Brésil (à 26.482) et en Chine (à 104.968), il a même été multiplié par cinq en Iran (à 10.894). Le volume de publications a presque doublé en Inde et en République de Corée. Bien que le nombre de publications enregistrées dans l’indice SCI ait augmenté dans tous les pays d’Afrique subsaharienne, seuls 17 avaient plus d’une centaine d’articles indexés dans cette base de données en 2008.

Dans les pays du groupe BRIC, c’est au Brésil qu’ont été publié la majorité des études dans les sciences de la vie en 2008, tandis que la Fédération de Russie s’est illustrée en physique, en mathématiques, en sciences de la Terre et de l’espace, l’Inde en chimie et la Chine en physique, en chimie, dans les mathématiques, en ingénierie et technologie.

Les principaux partenaires de la Chine en 2004-2008 en matière de recherche étaient par ordre décroissant les Etats-Unis, le Japon, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Canada, l’Australie, la France, Singapour et la République de Corée.

Les Etats-Unis ont toujours plus d’articles scientifiques enregistrés dans le SCI que n’importe quel autre pays, même si sa part mondiale a baissé entre 2002 et 2008, passant de 30,9% à 27,7%. La part du Japon a aussi substantiellement diminué (de 10,0% à 7,6%), à l’instar de celle de l’Union européenne (de 39,6% à 36,5%). La part mondiale des économies de l’OCDE dans son ensemble a régressé au cours de cette période, de 84,0% à76,4%.

En Asie du sud-est, entre 1998 et 2008, la Chine a figuré parmi les trois pays de tête en matière de publications scientifiques conjointes pour l’Australie, la Malaisie, les Philippines et Singapour.

La production de savoir privé est demeurée concentrée en Amérique du Nord, en Asie et en Europe ; le reste du monde n’a représenté que 2% de tous les dépôts de brevets auprès des bureaux d’enregistrement américain, européen et japonais en 2006.

L’Inde est devenue le premier exportateur mondial de services de technologie de l’information (TIC). La majorité du nombre grandissant de centres de R&D étrangers établis en territoire indien ont les TIC pour objet principal.

En 2001, Singapour a devancé la Nouvelle-Zélande, un pays comptant un nombre d’habitants comparable (cinq millions), en termes de nombre de publications scientifiques enregistrées dans l’index SCI, position que la ville Etat a confirmé depuis lors.

La Malaisie, qui enregistrait moitié moins de brevets que la Nouvelle-Zélande auprès du Bureau des brevets et des marques des Etats-Unis en 2001 est passé devant ce pays en 2007.

L’Inde se classe désormais au troisième rang dans le monde après les Etats-Unis et le Japon en termes de volume de médicaments produits, avec 10% de parts de marché.

ACCES INTERNET

L’Internet est devenu un important vecteur de la transmission de la connaissance. Le pourcentage d’utilisateurs de l’Internet est passé de 38% à 63% de la population dans le monde développé entre 2002 et 2008, et de 5% à 17% dans le monde en développement.

En 2008, les plus fort taux de connectivité ont été enregistrés en République de Corée (81%), en Allemagne et au Royaume-Uni (78%), au Canada (76%), aux Etats-Unis (74%), en France et au Japon (71%).

La moyenne pour l’Amérique latine et les Caraïbes s’établit à 28%, pour l’Asie et le monde arabe à 16% et pour l’Afrique subsaharienne à 6%.

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