01.06.2011 - Natural Sciences Sector

Lancement du forum scientifique parlementaire panafricain

© UNESCO, Photo Niamh Burke - Retour, en Avril 2005, de l'obélisque d'Axoum comme suite de l'accord signé entre les gouvernements éthiopien et italien le 18 novembre 2004. Cette stèle funéraire de 160 tonnes et de 24 mètres de hauteur a 1700 ans environ.

Le 2 mai 2008, des parlementaires de 21 pays africains ont inauguré le Forum africain interparlementaire sur la science, la technologie et l’innovation (STI) au Centre de conférences des Nations unies à Addis-Abeba, en Éthiopie. La réunion était co-organisée par la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (ISESCO) et l’UNESCO.

Au cœur de ce projet se trouvent des représentants de la République centrafricaine, du Gabon, de la Gambie, du Kenya, du Malawi, du Mali, du Maroc et du Sénégal. Le comité de pilotage sera présidé par M. Abdirahin Haitar Abdi, Speaker de l’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est, ayant son siège au Kenya. Au début du mois de juin, le projet de charte du forum a été transmis pour approbation à tous les membres des parlements.

Il est de plus en plus important que les parlementaires soient en mesure d’évaluer, dans leurs programmes de développement, l’impact des tendances nouvelles en matière de STI et l’évolution des pratiques politiques. Les parlementaires sont appelés à légiférer sur des questions insolites ou techniques qui peuvent être sujettes à controverse. C’est le cas, par exemple, des organismes génétiquement modifiés, de la bioéthique, de la protection du savoir autochtone, des transferts de technologie, de l’adaptation au changement climatique et de l’atténuation de ses effets, de la nanotechnologie et de la conservation de la biodiversité ainsi que de son utilisation. Étant donné les répercussions socioéconomiques de toute législation sur ces questions, il est indispensable que les parlementaires aient une pleine conscience du potentiel des STI pour faciliter des prises de décisions éclairées et bénéfiques aux populations.

Le forum renforcera la gouvernance des STI par la coopération et le dialogue entre parlementaires, décideurs, communauté scientifique, industriels et représentants des médias, de la société civile et du secteur privé. Il permettra de défendre la cause du développement, la diffusion et le partage, entre membres des parlements nationaux, de l’information et des connaissances scientifiques, ainsi que de l’expérience acquise en matière de prise de décisions, d’action juridique et de financement. Le forum entreprendra également des études et favorisera le débat entre membres sur des affaires d’intérêt commun telles que la réduction de la pauvreté et la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement. Il contribuera, en outre à harmoniser les lois nationales et les politiques d’intégration des STI dans le développement. Il s’appuiera sur le rôle que les médias pourraient jouer dans la diffusion des informations scientifiques auprès des parlementaires et du grand public. Le forum encouragera également la création ou le renforcement, au sein de tous les parlements africains, d’un comité de STI et d’une structure d’évaluation de la technologie, ou bien d’une agence de soutien à la science et la technologie.

Le lancement précédait la seconde réunion du Comité de l’information, de la science et de la technologie (CODIST) de la CEA qui se tenait dans le même centre de conférences et qui avait pour thème l’Innovation au service du développement industriel de l’Afrique. Ce forum, de création récente, a demandé au CODIST de le soutenir et recommandé aux parlements africains d’adopter des mécanismes de financement innovants ainsi que des cadres juridiques permettant d’attirer des investissements directs étrangers et d’atteindre l’objectif de consacrer 1 % du PIB à la recherche et au développement dans chacun de leurs pays.

En janvier 2003, l’UNESCO et le parlement de la Finlande avaient organisé une table ronde qui adoptait la Déclaration d’Helsinki recommandant la création de forums parlementaires sous-régionaux. De tels forums régionaux et sous-régionaux ont eu lieu au Caire (Égypte) en 2004, à Chandigarh (Inde) et Buenos Aires (Argentine) en 2005, à Téhéran (Iran) en 2006, à Brazzaville (Congo) en 2008, à Mombasa (Kenya) en 2009 et à New Delhi (Inde) et Paris (France) en 2010.

Pour en savoir plus : (à Addis-Abeba) : a.makarigakis(at)unesco.org; (à Paris : d.malpede(at)unesco.og




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