20.05.2016 - Sciences exactes et naturelles

Davantage de pays arabes s’efforcent d’orienter leur économie vers le savoir

© courtesy of the Dubai Futures Foundation /Bureaux imprimés en 3D à Dubaï

En janvier dernier, le sociologue Nadji Safir, de l’Université d’Alger (Algérie), faisait observer dans Le Monde (1) que le Rapport de l'UNESCO sur la science paraissait à un moment de l’histoire dominé plus que jamais par les défis de la connaissance. Faisant écho à plusieurs des conclusions du chapitre du Rapport consacré aux États arabes, il indiquait que « dans nombre de pays musulmans, on assiste à une spirale de crises nourries par un manque de connaissance qui engendre une piètre innovation et une croissance économique en berne et, donc, une faible création d’emploi – en particulier pour les millions de jeunes qui tombent en masse dans la précarité ».

Les jeunes demandeurs d’emploi représentent plus de 40 % des personnes sans emploi de la région des États arabes, selon le Rapport sur la science. « En 2013, la plupart des États arabes avaient atteint un taux d’inscription dans l’enseignement supérieur de plus de 30 %, et même de plus de 40 % en Jordanie, au Liban, en Palestine et en Arabie saoudite, mais ils n’étaient pas parvenus à créer une chaîne de valeur adaptée de création d’emploi, nécessaire pour absorber le nombre croissant de diplômés », note le Rapport. Il rappelle la frustration considérable suscitée par « l’incapacité de la plupart des pays arabes depuis 2008 à répondre efficacement aux besoins socioéconomiques et à veiller à ce que leur économie suive le rythme de la croissance démographique. Même avant la crise économique de 2008, le taux de chômage dans le monde arabe était élevé, avoisinant les 12 % ».

L’échec du Printemps arabe à tenir ses promesses est source de bien des désillusions. Dans une région en proie aux troubles, la jeune démocratie tunisienne fait figure de phare d’espérance. Le Rapport de l'UNESCO sur la science suggère qu’il convient de tirer les enseignements de l’expérience de la Tunisie avant décembre 2010. « S’il ne fait aucun doute que le gouvernement soutenait la recherche et l’enseignement supérieur, les progrès socioéconomiques à tous les niveaux de l’échelle sociale marquaient le pas et ne parvenaient pas à créer des emplois », note le Rapport. « Cette situation était au moins en partie la conséquence du manque de liberté académique et du fait que l’allégeance au régime était jugée plus importante que les compétences ».

« Mettre en place un système national d’innovation ne consiste pas seulement à mettre en place des institutions physiques », note le Rapport. « Certaines valeurs et considérations immatérielles sont essentielles également, comme la transparence, l’état de droit, la tolérance zéro à l’égard de la corruption, la récompense de l’initiative et de l’effort, un climat sain pour les entreprises, le respect de l’environnement et la diffusion des bienfaits de la science et de la technologie modernes à l’ensemble de la population ». Selon le Rapport, « les événements de ces dernières années ont peut-être lancé le processus mais les véritables progrès ne pourront être mesurés qu’à l’aune d’une évolution structurelle sur les plans économique, social et politique ».

Faible niveau des dépenses consacrées à la recherche

Le monde arabe a contribué à hauteur de 1 % seulement aux dépenses mondiales de recherche-développement (R&D) en 2013 (6 % du PIB). Le pays qui y consacre le plus d’argent est le Maroc (0,73 % du PIB en 2010), suivi de près par la Tunisie (0,68 % en 2012) et l’Égypte – où les dépenses publiques en faveur de la recherche ont atteint 0,68 % du PIB en 2013, contre 0,43 % quatre ans plus tôt.

La Tunisie et le Maroc consacrent tous deux plus de 1 % de leur PIB à l’enseignement supérieur, soit les taux les plus élevés du monde arabe, et détiennent la plus forte densité de chercheurs : 1 394 et 864 respectivement en équivalents plein temps, la moyenne mondiale étant de 1 083. Aucun des deux pays musulmans consacrant la plus grande part de leur PIB à la recherche n’est arabe : la Malaisie y consacrait 1,13 % de son PIB en 2012 et la Turquie 0,94 % en 2013. Les données récentes font défaut pour nombre de pays musulmans mais Oman, le Kazakhstan et le Kirghizistan dépassent tous la barre des 0,2 % depuis dix ans et les niveaux de dépense ont réellement chuté en Iran et au Pakistan pour atteindre environ 0,30 % du PIB. Le Qatar et les Émirats arabes unis consacrent à peine moins de 0,5 % du PIB à la recherche et le Koweït environ 0,3 %. Il est difficile pour les pays producteurs de pétrole d’avoir un taux conséquent de dépenses de recherche, du fait de leur PIB élevé, mais, quelle que soit la façon de mesurer les choses, le taux de 0,07 % du PIB consacré à la R&D par l’Arabie saoudite en 2009 est faible. Le fait que plusieurs pays arabes mettent actuellement en place des observatoires de la science, de la technologie et de l’innovation – notamment l’Égypte, la Jordanie, le Liban, la Palestine et la Tunisie – devrait contribuer à améliorer la couverture statistique dans le monde arabe.

Plusieurs pays musulmans ont annoncé des plans visant à augmenter le ratio de leurs dépenses de recherche à 1 % du PIB au cours des prochaines années. Il s’agit notamment de l’Égypte, de l’Iran, du Kazakhstan, de la Libye et du Pakistan. Cet objectif est même inscrit dans la Constitution égyptienne depuis 2014. Parallèlement, la Malaisie prévoit d’augmenter ses propres dépenses à 2 % du PIB d’ici à 2020 et la Turquie de consacrer pas moins de 3 % de son PIB à la R&D d’ici à 2023.

La faible diversification de l’économie nuit à la création d’emploi

Un facteur essentiel limite la création d’emploi dans le monde arabe : c’est le manque de diversification de l’économie. Par exemple, deux tiers des exportations mauritaniennes se composent de minerai de fer (46,7 %), de minerai de cuivre (15,6 %) et de poulpe (10,5 %). Le taux de chômage de la Mauritanie atteignait 31 % en 2013, malgré une croissance économique moyenne de 5,9 % entre 2011 et 2013, ce qui tend à indiquer que la croissance n’a pas suffi à créer les indispensables emplois.

En 1986 déjà, le Conseil de coopération des États arabes du Golfe avait fait de la diversification économique l’objectif stratégique essentiel de ses membres. Si l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Qatar ont, depuis, développé leurs secteurs non pétroliers, Bahreïn et le Koweït ont plus de mal à effectuer la transition.

« Bahreïn détient les réserves d’hydrocarbures les plus petites du Golfe », indique le Rapport, « produisant seulement 48 000 barils par jour sur son unique gisement terrestre. La réserve de gaz de Bahreïn devrait durer moins de 27 ans, ce qui ne laisse au pays que peu de ressources financières pour continuer à développer de nouvelles industries ». Le pays souhaite passer d’une économie bâtie sur les revenus du pétrole à une économie productive, mondialement compétitive, mais sa Vision économique nationale à l’horizon 2030 n’indique pas comment il compte atteindre cet objectif. Après la chute des prix du brent en 2014, la croissance économique a ralenti, passant de 5,4 % (2013) à 4,5 %.

De fait, la dépendance du Koweït à l’égard des revenus du pétrole a augmenté ces dernières années. Le pays était un leader régional en matière de science et technologie et d’enseignement supérieur dans les années 1980 mais n’a cessé de perdre du terrain depuis lors. Le Rapport mondial sur la compétitivité 2014 du Forum économique mondial montre une détérioration importante de nombreux indicateurs relatifs aux STI. Après une croissance négative de 1,6 % en 2014, le Koweït n’a enregistré qu’une croissance modeste en 2013 (1,1 %).

En Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, en revanche, l’économie a progressé plus vite en 2014 qu’en 2013 et, au Qatar, n’a que légèrement reculé, de 4,6 % à 4,0 %.

Les pays producteurs de pétrole développent des économies du savoir

Outre son industrie pétrolière et gazière, le Qatar s’appuie sur les industries pétrochimique, sidérurgique et des engrais pour stimuler l’économie. Il détient l’un des taux de chômage les plus bas du monde (0,5 %) et, en 2010, a enregistré le taux de croissance le plus rapide du monde pour la production industrielle (27,1 % en 2009). La vision nationale du Qatar à l’horizon 2030 (2008) préconise de trouver un équilibre optimal entre l’économie actuellement basée sur le pétrole et une économie du savoir caractérisée par l’innovation et l’entrepreneuriat, l’excellence dans l’éducation et une prestation efficace des services publics. Pour faciliter cette évolution vers une économie du savoir, le budget public consacré à l’éducation d’ici à 2019 a augmenté d’environ 15 %.

Le gouvernement a également commencé à offrir aux investisseurs des allègements fiscaux et autres incitations pour encourager l’entrepreneuriat et promouvoir les petites et moyennes entreprises. Le nouveau parc scientifique et technologique du Qatar met l’accent sur les quatre domaines prioritaires recensés par la Stratégie nationale du pays pour la recherche de 2012, à savoir l’énergie, l’environnement, la santé et les technologies de l’information et de la communication (TIC).

Les efforts du Qatar pour diversifier l’économie semblent porter leurs fruits. Les industries et les services dérivés des hydrocarbures se sont développés, stimulant la croissance du secteur privé. Bien que le secteur manufacturier soit encore balbutiant, le secteur de la construction est en plein essor – en grande partie grâce à des investissements importants en matière d’infrastructure –, stimulant, à son tour, les secteurs financier et immobilier. Une grande partie des constructions interviennent ailleurs que dans le secteur pétrolier – le transport, la santé, l’éducation, le tourisme et le sport. En conséquence, les secteurs non pétroliers ont progressé de 14,5 % en 2013.

De la même manière, les Émirats arabes unis ont réduit leur dépendance à l’égard des exportations pétrolières en développant d’autres secteurs économiques, notamment les secteurs des affaires, du tourisme, du transport et de la construction et, plus récemment, des technologies spatiales. Une des sept priorités de la Stratégie du Gouvernement des Émirats arabes unis (2011-2013) consiste à mettre en place une économie du savoir compétitive.

Les Émirats arabes unis ne sont pas le seul pays arabe à investir dans les technologies spatiales. Bahreïn a lancé son Agence nationale des sciences de l’espace en avril 2014 et l’Iraq son premier satellite de surveillance environnementale deux mois plus tard. TigrisSat a été lancé depuis une base en Fédération de Russie et est utilisé pour surveiller les tempêtes de poussières en Iraq, ainsi que les précipitations éventuelles, la couverture végétale et l’évaporation de surface.

Depuis la mi-2014 et la chute des prix du pétrole, la croissance économique aux Émirats arabes unis est actuellement soutenue principalement par la reprise durable des secteurs de la construction et de l’immobilier à Dubaï à la suite de la crise financière mondiale de 2008-2009, ainsi que par des investissements importants dans le transport, le commerce et le tourisme. Dubaï a lancé un projet de grande envergure en vue de la construction du plus grand centre commercial du monde et de pas moins de 100 hôtels. De plus, un projet de réseau ferroviaire est à nouveau « sur les rails » après une interruption due à la crise financière mondiale.

En outre, le pays bâtit actuellement un modèle de ville durable connu sous le nom de Masdar City. Le but est de construire la ville la plus durable du monde d’ici à 2020 – une ville capable de combiner une urbanisation rapide à une faible consommation d’énergie et d’eau et une faible production de déchets. Masdar City dispose d’une des plus grandes installations de panneaux photovoltaïques sur des toits du Moyen-Orient. La ville surgit de terre autour de l’Institut de science et technologie de Masdar, une université indépendante tournée vers la recherche créée en 2007, axée essentiellement sur les technologies énergétiques et durables de pointe. Les entreprises sont encouragées à entretenir des liens étroits avec l’université pour accélérer la commercialisation de technologies de pointe. D’ici à 2020, il est estimé que Masdar City comptera 40 000 habitants.

Les Émirats arabes unis sont connus pour avoir un des meilleurs environnements de la région pour les entreprises. Mi-2013, la Fédération des Émirats arabes unis a adopté une nouvelle loi sur les sociétés plus proche des normes internationales. Elle n’assouplit cependant pas la règle qui interdit une participation étrangère majoritaire dans les sociétés locales. La loi met également en place un programme d’« émirisation » des recrutements afin que ceux-ci soient fondés sur la nationalité, une mesure qui pourrait réduire les investissements étrangers, selon le groupe d’assurance-crédit Coface.

L’Arabie saoudite met actuellement en place un programme similaire de « saoudisation » du recrutement. Le pays reste trop dépendant à l’égard de la main-d’œuvre étrangère : 1,4 million de Saoudiens seulement sont employés dans le secteur privé, contre 8,2 millions d’étrangers, selon le Ministère du travail. Le gouvernement investit dans l’enseignement et la formation professionnels en espérant réduire par ce biais le nombre de travailleurs étrangers occupant des emplois techniques et professionnels. En novembre 2014, il a conclu un accord avec la Finlande en vue d’utiliser l’excellence finlandaise pour renforcer son propre secteur de l’éducation. D’ici à 2017, la Corporation saoudienne de formation technique et professionnelle devra avoir construit 50 instituts techniques, 50 instituts techniques supérieurs pour filles et 180 instituts industriels secondaires. Ce projet est la première étape de la création de places dans des établissements de formation pour quelque 500 000 étudiants, dont la moitié de filles.

Dans le cadre de son programme visant à favoriser une économie du savoir, le Gouvernement saoudien a lancé un plan de développement de plusieurs milliards de dollars en vue de construire six villes industrielles. D’ici à 2020, ces villes devraient générer 150 milliards de dollars de PIB et créer 1,3 million d’emplois. Cette stratégie est avalisée par le nombre record d’exportations non pétrolières en 2013.

Il est intéressant de noter que le plus grand nombre d’articles scientifiques par million d’habitants dans le monde arabe en 2014 a été publié par deux pays producteurs de pétrole : le Qatar et l’Arabie saoudite. Avec l’Algérie, l’Égypte et les Émirats arabes unis, leur production a augmenté plus rapidement que celle de n’importe quel autre pays arabe. De plus, le Qatar et l’Arabie saoudite enregistrent les taux de citation les plus élevés de la région. Cette tendance peut s’expliquer en partie par le bond de la collaboration internationale des auteurs depuis 2005 au Qatar (de 59 % à 92 % des articles) et en Arabie saoudite (de 42 % à 80 %), qui était supérieure à la moyenne régionale : deux tiers (66 %) des articles de la région des États arabes étaient des coproductions internationales en 2014, contre 44 % en 2005.

Il convient également de noter que la production scientifique a augmenté plus rapidement dans le monde arabe (+109,6 %) entre 2008 et 2014 que dans n’importe quelle autre partie du monde, faisant passer la part des articles de la région de 1,4 % à 2,4 %.

Démarginaliser les entreprises

Le monde arabe n’a contribué qu’à 0,2 % des demandes de brevet soumises à l’Office américain des brevets et des marques en 2013 et 1,9 % des dépenses des entreprises consacrées à la R&D entre 2001 et 2011. La région contribue davantage aux publications scientifiques dans le monde (2,4 % en 2013).

Le Rapport de l'UNESCO sur la science note que « jusqu’à présent, les politiques en matière de science, de technologie et d’innovation dans le monde arabe ne sont pas parvenues à catalyser efficacement la production de connaissances ou à donner de la valeur aux produits car elles mettent l’accent sur le développement de la R&D sans « chercher à démarginaliser les entreprises ». Un des axes essentiels de la Stratégie des États arabes pour la science, la technologie et l’innovation, adoptée récemment par le Conseil des ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, consiste à « associer davantage le secteur privé à la collaboration régionale et interdisciplinaire, afin d’ajouter une valeur économique et développementale à la recherche et de mieux utiliser l’expertise disponible ».

Compte tenu du rôle modeste joué par le secteur privé dans le monde arabe, il n’est guère surprenant que la part des produits de haute technologie dans les exportations de biens manufacturés soit faible, en particulier dans les États du Golfe. Le Maroc est le premier pays de la région pour cet indicateur et arrive en deuxième position, derrière l’Égypte, pour les brevets.

Bien que l’économie marocaine se diversifie, les produits à faible valeur ajoutée comptent toujours pour près de 70 % des biens manufacturés et 80 % des exportations. Depuis 2001, le Maroc a réussi à faire progresser la contribution des entreprises aux dépenses nationales en faveur de la recherche de 22 % à 30 %. Cette prouesse doit beaucoup à la création du Fonds national pour la recherche scientifique et le développement technologique en 2001. Le Gouvernement encourage les entreprises à contribuer au Fonds afin de financer la recherche dans leur secteur. Les opérateurs de télécommunication marocains, par exemple, ont été convaincus de céder au Fonds 0,25 % de leur chiffre d’affaires et financent aujourd’hui près de 80 % de l’ensemble des projets publics de recherche en matière de télécommunications financés grâce au Fonds.

Comme la Tunisie, le Maroc investit massivement dans des technoparcs pour favoriser l’installation de start-up et de petites et moyennes entreprises et créer des emplois. Le troisième technoparc du pays a ouvert en 2015 à Tanger et, comme les deux premiers à Casablanca et Rabat, met l’accent sur les TIC, les technologies vertes et les industries culturelles. Le Maroc ambitionne de devenir le leader africain en matière d’énergie éolienne et solaire d’ici à 2020. La Tunisie compte plus d’une demi-douzaine de technoparcs disséminés dans le pays et axés sur des domaines très divers – TIC, biotechnologies, chimie et énergie solaire, notamment.

L’impératif, pour les pays arabes, consistera à adapter les programmes d’enseignement universitaire aux besoins d’une économie du savoir. Plusieurs pays arabes ont lancé des réformes de l’enseignement supérieur ces deux dernières années, notamment l’Égypte et la Tunisie. L’UNESCO elle-même aide les universités arabes à moderniser leurs programmes et à mettre en place une culture de l’entrepreneuriat en développant les liens avec l’industrie des technologies convergentes par le biais du Réseau pour le développement des technologies convergentes dans la région des États arabes (NECTAR).

La réforme des programmes est essentielle mais ne suffira pas, à elle seule, à créer des emplois dans une économie du savoir. Le Rapport de l'UNESCO sur la science conclut que, dans la plupart des pays arabes, « le système éducatif ne produit toujours pas des diplômés désireux de contribuer à une économie plus saine. Pourquoi ? Les gouvernements devraient se demander si la faute en incombe uniquement au système éducatif ou si d’autres obstacles étouffent l’innovation et une culture de l’entrepreneuriat, comme un mauvais climat commercial par exemple ».

(1) N. Safir (2016) La science, en marge des sociétés musulmanes. Le Monde, 26 janvier.

Source : Adapté du Rapport de l'UNESCO sur la science : vers 2030. Voir le chapitre consacré aux États arabes.




<- retour vers Toutes les actualités
Retour en haut de la page
t3test.com