20.07.2011 - Natural Sciences Sector

Ouverture du Centre de catégorie 2 : « Centre international des technologies spatiales au service du patrimoine culturel et naturel »

© Cnes 2009 - Distribution Astrium Services / Spot Image. Le fjord Ilulissat observé à l'aide de technologies spatiales.

Le 25 juillet 2011, le partenaire spatial de l’UNESCO, l’Académie chinoise des sciences, inaugure un Centre international sous l’égide de l’UNESCO (1). Le centre accueille l’exposition « Les satellites observant l’impact du changement climatique sur les sites de patrimoine mondial » pendant son ouverture. Cette exposition illustre la façon dont l’observation de la Terre depuis l’espace est utilisée afin de mesurer les effets du changement climatique sur certains sites du patrimoine mondial, par le biais d’une série d’exemples remarquables.

Ce nouveau Centre international placé sous l’égide de l’UNESCO est abrité par le Centre of Earth Observation and Digital Earth (CEODE). Le CEODE est une institution remarquable de l’Académie chinoise des sciences qui accueille sous le même toit des activités relatives à la réception et au traitement de données satellitaires, ainsi que l’initiative « Digital Earth ». Créé en collaboration avec le Secteur des sciences naturelles de l’UNESCO, ce centre apportera à l’Organisation toute l’expertise et tout le savoir-faire du CEODE avec pour but de renforcer la coopération intersectorielle.

Il est indéniable que la documentation, la protection et la présentation des sites du patrimoine requièrent le soutien de la science et de la technologie, a déclaré Mme Gretchen Kalonji, Sous-Directrice générale pour le secteur des Sciences exactes et naturelles. Si l’UNESCO mesure bien les efforts considérables consentis par les autorités nationales eu égard à leur patrimoine, elle reconnaît aussi que ces dernières n’ont pas toujours accès aux outils scientifiques et technologiques modernes qui pourraient leur être d’une grande utilité pour préserver leur patrimoine culturel et naturel. C’est précisément ce que réalise l’UNESCO dans le domaine de l’Espace pour le patrimoine : elle comble le fossé entre les autorités nationales et les institutions spatiales au niveau international. Le Centre international que nous inaugurons aujourd’hui représente un pas de plus en avant pour renforcer l’assistance scientifique et technique que l’UNESCO peut fournir à ses États membres.

C’est un grand honneur pour nous, à l’Académie chinoise des sciences et en particulier au Centre of Earth Observation and Digital Earth, d’accueillir ce centre international, qui compte parmi les centres de catégorie 2, sous l’égide de l’UNESCO, a dit le Pr Guo Huadong, Directeur général du CEODE. Nous entretenons depuis longtemps une coopération fructueuse avec l’UNESCO dans le domaine de l’Espace pour le patrimoine. Aujourd’hui, nous renforçons notre engagement continu en faveur des activités de l’Organisation dans ce secteur à travers la création d’un centre dédié qui disposera de ses propres ressources humaines et financières. Nous considérons que les technologies spatiales peuvent contribuer de manière significative à la protection de notre patrimoine, qui est commun à toute l’humanité.

Lancé en 2001 par l’Agence spatiale européenne (ESA) et l’UNESCO, le Partenariat ouvert sur l’utilisation des technologies spatiales au service de la Convention du patrimoine mondial, qui se veut un appel lancé à toutes les agences, institutions de recherche et entreprises privées œuvrant dans le domaine spatial, entre avec éclat dans sa dixième année. L’un de ses partenaires est l’Académie chinoise des sciences (CAS) qui, en 2005, a signé un accord de coopération avec l’UNESCO par le biais du Laboratoire conjoint de la télédétection appliquée à l’archéologie. Depuis, l’UNESCO et le CAS ont mis en place un grand nombre d’activités conjointes dans le but de faire profiter les pays en développement membres de l’UNESCO des bienfaits des technologies spatiales.

Le tout nouveau centre international vise à fournir aux États membres de l’UNESCO qui en feront la demande une assistance technique concernant les technologies de l’espace appliquées au suivi, à la documentation, à la modélisation et à la présentation des sites du patrimoine culturel et naturel. Le renforcement des capacités est le principal objectif. Reconnaissant que les autorités nationales responsables du patrimoine doivent consacrer tous leurs efforts à la protection de leurs sites patrimoniaux, le centre fournira des données dérivées des technologies spatiales et prêtes à l’emploi qui constitueront un bonus supplémentaire.

Liens utiles :

1Les instituts et centres qui œuvrent sous l’égide de l’UNESCO (catégorie 2) ne font pas juridiquement partie de l’Organisation, mais ils lui sont associés par le biais d’arrangements formels approuvés par la Conférence générale. Ils contribuent à la réalisation des objectifs stratégiques de programme de l’UNESCO et à l’application des priorités et des thèmes des programmes sectoriels ou intersectoriels.




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