15.02.2013 - Natural Sciences Sector

Faut-il se prémunir contre une catastrophe cosmique, même peu probable ?

© NASA

Le 15 février 2013, un astéroïde d’environ 50 m de diamètre a frôlé la Terre à moins de 28 000 km. Bien qu’il n’ait pas heurté la Terre, il s’en est fallu de peu, puisqu’il est passé sous l’orbite de nos satellites géostationnaires. Un astéroïde d’une taille comparable a détruit plus de 2000 km2 de forêt sibérienne en 1908.

Située entre mars et Jupiter, la Ceinture d’astéroïdes pourrait compter des millions de ces fragments rocheux, d’une taille d’environ un quart de la Lune à moins de 100 m de diamètre. L’un d’entre eux, Apophis, qui mesure 300 m de large, s’approchera relativement près de la Terre à plusieurs reprises dans les décennies à venir, dont en 2029.

Dans un interview paru dans le journal de l’UNESCO, Planète Science, en 2009, durant l’Année internationale de l’astronomie, l’astronome Giovanni Valsecchi expliquait que les astéroïdes et les comètes sont surveillés par les astronomes, mais qu’il n’existe pas de filière officielle pour avertir les gouvernements d’un impact prévu. Parmi les idées avancées pour empêcher l’impact d’un astéroïdes, certains  préconisent de faire pilonner l’astéroïde par un missile ou un vaisseau spatial, ou même de l’atomiser s’il n’était pas envisageable de le détourner de sa trajectoire initiale ! Toute solution technologique coûterait extêmement cher et nécessiterait un investissement sur le long terme. Alors qu’il est peu vraisemblable qu’un astéroïde entre en collision avec la Terre au cours de ce siècle, nous avons demandé au Dr Valsecchi si les gouvernements accordaient une priorité à la prévention.




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