Bref historique du programme de l'UNESCO sur les politiques scientifiques

Entre 1965 et 1991, l’UNESCO avait tendance à s’intéresser principalement à la politique scientifique et à l’organisation de la recherche scientifique dans les pays développés tels que la France, l’Allemagne, le Japon les États-Unis et la République de Corée.

Au début des années 1990, les études de politique scientifique comme entité distincte au sein de l’UNESCO ont été progressivement supprimées. Par conséquent, les demandes d’appui dans les domaines des politiques scientifiques et technologiques émanant des États membres étaient traitées de manière moins ciblée.

Au cours de la période 1988-1993, le Programme de politique scientifique et technologique (PST) de l’UNESCO est peu à peu devenu le Programme sur la science, la technologie et la société (STS). Ce dernier comportait trois volets principaux :

  1. la promotion de la culture scientifique et technologique auprès du grand public avec, notamment, l’organisation de la première Conférence mondiale des journalistes scientifiques et de séminaires internationaux sur les projets de musées des sciences ;
  2. le soutien aux activités de gestion des politiques scientifiques et technologiques et à celles de formation du personnel, en mettant l’accent sur le conseil en matière d’actions à mener et sur la mise en place de réseaux régionaux de formation et de recherche dans ce domaine ;
  3. l’éthique scientifique.

La Conférence générale de l’UNESCO, qui réunit tous les deux ans l’ensemble des États membres afin d’approuver le programme et le budget pour l’exercice biennal à venir, a décidé de mettre fin au programme STS lors de sa 27e session en 1993. La principale raison invoquée était la nécessité de concentrer les ressources de l’UNESCO sur un nombre limité de domaines de priorité.

Cette même Conférence générale a toutefois adopté une résolution invitant le Directeur général à « encourager la réflexion sur la place occupée par les questions relatives à la science, à la technologie et à la société dans le programme global de l’UNESCO ».

Le Directeur général de l’époque, Federico Mayor, a nommé un groupe d’experts pour le conseiller sur la question. Ce groupe a rendu ses conclusions au mois de juillet 1994. Il recommandait que « des mesures soient prises au plus vite en vue du lancement d’un programme sur la science et la société prévoyant l’allocation de ressources et la mise en place d’une structure de soutien appropriée, afin qu’il soit pleinement opérationnel dans le plan à moyen terme suivant pour la période allant de 1996 à 2001 ».

Finalement, c’est en 2002 que la Division de l’analyse et des politiques scientifiques a vu le jour, préfigurant ainsi le retour de l’UNESCO au sein de la communauté internationale de la politique scientifique. Ces dernières années, l’UNESCO a collaboré avec ses agences sœurs ainsi que d’autres partenaires, afin d’évaluer les systèmes de politique scientifique en Albanie, au Bahreïn, au Liban, au Nigeria, au Pérou, au Maroc et dans les territoires palestiniens entre autres.

En 2005, la Division de l’analyse et des politiques scientifiques est devenue la Division des politiques scientifiques et du développement durable. Depuis, elle accompagne les gouvernements dans la formulation et la mise en œuvre de politiques scientifiques, technologiques et d’innovation qui tiennent compte du développement durable.

En 2000, le programme pour l’Éthique de la Science et de la Technologie a été confié au Secteur des Sciences sociales et humaines par le Directeur général de l’époque, Koïchiro Matsuura.

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