La Chine inaugure un centre de politique STI

Wan Gang, ministre chinois de la Science et de la Technologie, et la directrice générale adjointe du secteur des sciences naturelles de l'UNESCO, © CASTED

Le 24 septembre, le Centre international de recherche et de formation en stratégie scientifique et technologique (CISTRAT) a été inauguré à Pékin (Chine). Ce centre fonctionnera sous l’égide de l’UNESCO.

Outre Wan Gang, ministre chinois de la Science et de la Technologie, et la directrice générale adjointe du secteur des sciences naturelles de l'UNESCO, Gretchen Kalonji, étaient présents à la cérémonie seize stagiaires participant au premier séminaire international organisé par le centre du 9 au 28 septembre. Ces derniers étaient originaires du Botswana, de Colombie, de République populaire démocratique de Corée, d’Égypte, du Liban, du Panama, de République de Corée, du Sri Lanka, de Tanzanie, de Thaïlande et du Vietnam.

La Chine doit une grande partie de sa capacité croissante en science, technologie et innovation (STI) à l’ascension économique fulgurante qu’elle a connue au cours de ces dernières années. Elle souhaite désormais partager son expérience avec les pays en développement par le biais de la coopération Sud-Sud. Les stagiaires participant au séminaire du mois de septembre ont été familiarisés avec les méthodes utilisées par la Chine pour élaborer ses récentes politiques STI, telles que la consultation nationale sur les domaines stratégiques pour la recherche.

En 2006, la Chine s’est fixé pour objectif de devenir un pays d’innovation d’ici 2020. « Le renforcement des capacités au service de l’innovation est devenu l’élément central des stratégies nationales du pays, marquant ainsi un changement important de la politique chinoise », indiquait le Rapport de l’UNESCO sur la science 2010.

L’un des axes principaux des politiques chinoises de promotion de l’innovation est de faire passer la part de l’investissement dans la recherche et le développement (R&D) à 2,5 % du PIB d’ici 2020. En 2009, la Chine consacrait 1,7 % de son PIB à la R&D, contre 1,4 % trois ans auparavant. Entre autres mesures d’incitation, le gouvernement chinois a pris en charge 12,5 % des dépenses de R&D des entreprises par le biais de déductions fiscales.

D’autres politiques permettent d’encadrer les marchés publics du produit de l’innovation endogène. Dans le cas des grands projets de construction par exemple, il peut s’agir de l’assimilation des technologies de pointe importées, du renforcement des capacités en matière d’octroi et de protection des droits de propriété intellectuelle, d’un programme ambitieux de mise en place d’infrastructures ou encore d’un programme de recrutement d’experts étrangers.

Le premier directeur du CISTRAT est le professeur Wang Yuan, vice-président exécutif de l’Académie chinoise des sciences et de la technologie pour le développement. Il a été nommé par le conseil de direction du CISTRAT le 24 septembre.

Le nouveau centre va concevoir et mener des programmes de coopération internationale en matière de recherche, proposer des programmes de formation professionnelle, apporter une assistance technique, développer des instruments politiques efficaces, mais également favoriser la constitution de réseaux et la coopération entre les gouvernements, les milieux universitaires et les entreprises.

En ce qui concerne la coopération en matière de recherche et de formation, l’accent sera mis sur : les indicateurs S&T et l’analyse statistique ; la stratégie STI et les méthodes de planification ; la méthodologie et l’application des prévisions technologiques et des feuilles de route ; la réduction de la pauvreté grâce à la STI ; la contribution de la S&T et des politiques de financement à l’innovation ; les parcs scientifiques et les pôles industriels ; la promotion de l’innovation et du développement des petites et moyennes entreprises ; la formation des personnels S&T ; le développement d’un système d’alerte et de gestion des risques S&T et des catastrophes naturelles ; les stratégies de lutte contre le changement climatique et la STI au service du développement durable.

La Chine a proposé de créer ce centre international sous l’égide de l’UNESCO pour la première fois en septembre 2009. Une étude de faisabilité réalisée par l’UNESCO en avril 2010 s’est avérée concluante, ce qui a permis au centre d’obtenir l’agrément de la Conférence générale de l’UNESCO en novembre 2011.

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