Mongolie

Un tiers des Mongols sont des nomades. Bordée au nord par la Russie et au sud par la Chine, avec un territoire de 1,6 millions de km2, la Mongolie est, par ses dimensions, après le Kazakhstan, le deuxième des pays enclavés. Il possède aussi le plus faible taux de densité de population au monde, avec seulement 2,8 millions d’habitants. La Mongolie a peu de terres arables car presque tout le territoire est couvert de steppes arides, stériles, avec des montagnes à l’ouest et au nord, et le désert de Gobi au sud.

La Mongolie a publié en juin 2007 son Plan directeur de science et de technologie (S&T) à l’horizon 2020, avec l’assistance de l’UNESCO. La Mongolie dispose d’une base relativement solide en S&T, mais ses ressources financières sont faibles et ses capacités scientifiques essentiellement regroupées dans la capitale, Oulan-Bator, qui abrite un tiers de ses habitants.

Engagée, depuis 1990 et la chute du communisme, dans la transition vers une économie de marché, la Mongolie risque de voir ses ressources en S&T sous-utilisées, dissipées, voire anéanties. Les dépenses de R&D représentaient en 2005 0,35 % du PIB, en recul de 1 % par rapport à 1990, et le nombre des scientifiques et des ingénieurs ne cesse de baisser pour des raisons liées à la réduction des salaires, la vétusté du matériel et, d’une façon générale, le faible attrait des carrières scientifiques en Mongolie. Cette tendance a gagné l’enseignement supérieur, où les inscriptions d’étudiants en science et ingénierie connaissent la même désaffection.

Le Plan directeur vise avant tout à stimuler les investissements dans la S&T en augmentant la part du financement non gouvernemental dans la R&D (actuellement 10 %), en encourageant les instituts de recherche et les universités à collaborer davantage et en proposant des mesures incitatives pour favoriser la coopération entre science et industrie, ainsi que les recherches en collaboration.

À l’heure actuelle, seuls quatre des 51 établissements effectuant des travaux de R&D relèvent du gouvernement, et leurs laboratoires ne disposent pas des moyens et du matériel nécessaires. Le Plan signale, en outre, que certains projets de recherche ne correspondent pas à la demande du marché, et qu’il est très difficile d’avoir des informations à jour et de les échanger. La gestion et le contrôle des activités financées par le gouvernement sont, elles aussi, jugées inefficaces.

Le Plan indique que les organismes de recherche ne sont pas en mesure de fonctionner dans les conditions d’un marché concurrentiel et que la R&D n’est pas guidée vers des orientations prioritaires, ce qui entraîne le gaspillage des maigres ressources. Le pays est, par ailleurs, dépendant des technologies et du matériel importés de l’étranger.

Le Plan propose une refonte du système afin de stimuler l’investissement dans des connaissances nouvelles et des technologies de pointe. Il demande que les acteurs économiques et les parties prenantes prennent conscience de l’importance de la technologie et qu’ils valorisent l’innovation par un renouvellement constant des technologies et un système de prévision des besoins futurs. Il recommande que le gouvernement soutienne davantage l’établissement de tarifs et de taxes douanières favorables et il appelle à un renforcement des droits de propriété intellectuelle.

Le Plan énumère les domaines de recherche prioritaires d’ici 2010 en sciences naturelles, agronomie, technologie, santé, sciences sociales et humanités. Il recommande en même temps de soutenir financièrement la R&D entreprise par les universités, les établissements de recherche et les entreprises afin que se développent de concert les priorités de la nation en S&T et les principales technologies.

Le Plan directeur de science et technologie de Mongolie pour 2007-2020 a été publié en langue mongole en janvier, et en anglais en juin, par le bureau de l’UNESCO à Beijing, dans la collection de l’UNESCO Études de politique scientifique. Avec le STEPAN[1], les bureaux de l’UNESCO à Beijing et à Djakarta ont aidé le ministère de l’éducation, de la culture et de la science de Mongolie à élaborer le Plan directeur. Le ministère a ensuite rédigé le Plan, que le gouvernement de Mongolie a approuvé en janvier 2007.

Pour le consulter : Un plan directeur de science et de technologie en Mongolie (en anglais)

Pour en savoir plus (à Beijing) : Contact

[1] Le Réseau asiatique de politique scientifique et technologique (STEPAN) a été établi en 1988 sous les auspices de l’UNESCO. Il est actuellement présidé par les Philippines, et c’est le bureau régional de science et technologie de l’UNESCO à Djakarta qui en assure le secrétariat : www.stepan.org

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