Le Cap Vert rejoint le réseau du Campus virtuel

Le Campus virtuel africain a acquis un nouveau partenaire, du 16 au 18 mars, lorsque le personnel de l’Université du Cap Vert a suivi à Dakar (Sénégal), un atelier sous-régional de formation pour enseignants. Le nombre de pays participant au réseau se monte ainsi désormais à quatre : Bénin, Cap Vert, Côte d’Ivoire et Sénégal.

Les personnels techniques et enseignants des établissements membres du réseau se trouvaient à Dakar en mars pour lancer la production des cours en ligne pour étudiants, à l’aide de la Cyber Teacher Technology. Le programme de l’atelier traitait également de la manière d’utiliser les instruments de communication entre les centres participants et d’exploiter et enrichir les bibliothèques virtuelles régionales. Les participants ont également découvert le portail régional du Campus virtuel africain, hébergé en langue française par l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar au Sénégal.

Tout en participant au réseau international, le Cap Vert se prépare à créer son propre réseau national en reliant entre eux les dix centres répartis sur l’archipel. Le projet est supervisé par António Correia e Silva, recteur de l’Université du Cap Vert, avec le soutien de Vera Duarte Lobo de Pina, ministre de l’Éducation ainsi que de Gloria Rendall Ribeiro, Secrétaire permanente de la Commission nationale pour l’UNESCO. Petra Lantz est le point focal du projet au bureau de l’ONU au Cap Vert.

Du fait que le Cap Vert est un pays pilote d’ « Une seule ONU », le projet amènera plusieurs partenaires à se réunir sous les auspices du Programme Une seule ONU. À la demande du gouvernement, le Campus virtuel africain sera utilisé pour améliorer les compétences et la formation des enseignants, à tous les niveaux du système éducatif.

Le Cap Vert compte 519 000 habitants, dont le PNB annuel est de 2 590 dollars en PPA. L’espérance de vie de 72 ans est l’une des plus longues d’Afrique. Le pays a, en outre, l’un des meilleurs résultats du continent dans le domaine de l’éducation : 99 % des enfants vont à l’école primaire et 97 % des jeunes de 15 à 24 ans savent lire et écrire ; la proportion d’un enseignant pour 25 élèves est satisfaisante ; près des deux tiers des enseignants du secondaire (62 %) ont reçu une formation professionnelle ; 1 % de la population est inscrite dans l’enseignement supérieur ; et un peu plus de la moitié des universitaires et de leurs professeurs sont des femmes, selon le Rapport de suivi de l’Éducation pour tous (UNESCO, 2009).

Le Campus virtuel africain a été inauguré en juillet 2008, lorsque le Bénin est devenu le premier pays à héberger le réseau. C’est l’un des trois projets phares de l’UNESCO qui contribuent à la mise en oeuvre du Plan d’action consolidé de l’Afrique dans le domaine de la science et de la technologie, adopté par les ministres africains chargés de la science en 2005. Les deux autres projets phares sont le Renforcement des capacités en science, technologie et politiques d’innovation, et le projet d’Amélioration de l’enseignement de la science et de la technologie. Le Campus virtuel africain est dirigé par Mohamed Miloudi de la Division des politiques scientifiques et du développement durable au siège l’UNESCO, et en Afrique de l’Ouest par Ann-Thérèse Ndong-Jatta, Directrice du bureau régional de l’UNESCO pour l’éducation en Afrique, situé à Dakar. Le projet bénéficie également du soutien financier de l’Agence espagnole de coopération pour le développement international (AECID).

D’ici la fin de l’année, des établissements du Nigeria, de Gambie et du Togo rejoindront le réseau.

Capture écran du Pr Tako, du Campus virtuel en Côte d’Ivoire, en train de donner une conférence de médecine, en ligne, en utilisant la Cyber Teacher Technology. Les conférences sont archivées individuellement afin que chaque étudiant puisse les regarder autant de fois qu’il le désire.

Pour en savoir plus :

Source: Planète Science, volume 7, numéro 3, juillet-septembre 2009; à lire également en anglais, arabe, espagnol et russe

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