Programme d’évaluation globale de la science, de la technologie et de l'innovation (PEGSTI)

Objectif

Le programme PEGSTI est élaboré dans le but de promouvoir un dialogue mondial sur la collecte de données afin d’être a même de mieux évaluer le développement des STI aux niveaux international, régional et national. Cette évaluation permettra de formuler des recommandations plus adaptées à la prise de décision pour les États membres. Le programme comprend une évaluation de l'état des STI sur une période de cinq ans, ainsi que la publication d'une série d' essais informatifs et suscitant la réflexion, permettant d'identifier et d'aborder les nouvelles tendances en matière de savoir, de changement technologique et de développement social et économique, suivis et évalués par pays ou par région.

 

Contexte

 

Au cours des dernières décennies, différentes agences ont produit un ensemble de données et d'analyses sur le développement du savoir et de l'innovation technologique. Au niveau national, les pays ont produit des indicateurs de STI et ont établi des politiques scientifique, technologique et d'innovation (STI). Au niveau international, l'Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE) a produit d'importants manuels, analyses et recommandations sur la base du concept de Système national d'innovation (OCDE, 1997). En outre, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a développé l’Indice de réalisation technologique comme un corollaire à son Indice de développement humain (IDH). De son côté, l'UNESCO a produit des rapports scientifiques présentant l'évolution de la science au niveau mondial, dont la dernière édition date de 2010. L'UNESCO a également produit des rapports sur l'ingénierie et les sciences sociales.

Il existe aujourd'hui un consensus général sur le rôle du savoir pour la croissance économique et le développement social. Cependant, les débats persistent en ce qui concerne les formes de savoir ayant un impact sur ces changements et comment les mesurer. La perspective dominante au sujet du savoir et de l'innovation est actuellement centrée de façon presque exclusive sur la science développée au sein d'institutions formelles telles que les académies ou les laboratoires de recherche. Le savoir tel qu'il existe et tel qu'il est généré en dehors de ces structures n'est pas abordé. Généralement, les indicateurs de STI se limitent aux changements apportés dans la production des grands groupes et des entreprises, et ne prennent pas en compte les changements dans le secteur informel qui permet la subsistance d’une grande majorité de la population, tout particulièrement dans les pays en développement.

C’est pourquoi les recommandations en matière de STI concernent l'enseignement supérieur, la recherche et l’industrie, alors que la grande majorité des ressources humaines n’en font pas partie dans de nombreux pays. Dans ces pays,  les recommandations bienveillantes en matière de STI pourraient exacerber les divisions qui séparent les personnes en différents segments et groupes sociaux. De plus, les indicateurs actuels servent mal les objectifs tels que la promotion de la paix et la durabilité environnementale. Ainsi par exemple, ils ne feront pas de distinction entre la science développée dans le but de soigner les personnes (i.e. les vaccins) et la science développée pour les tuer (i.e. les armes biologiques).

Le défi actuel pour l'UNESCO est de promouvoir des politiques de STI qui contribuent à la construction de la paix, des sociétés inclusives et au développement durable. De ce fait, le cadre du PEGSTI est fourni par le développement d'indicateurs ascendants et basés sur un consensus, qui permettent d’assurer le suivi de l'impact de ces politiques sur ces trois aspects tout en apportant une solution au paradoxe inhérent à la volonté de comparer des sociétés différentes et des contextes culturels différents. L’objectif su programme est de favoriser un dialogue continu entre les experts qui partagent la volonté de produire des indicateurs de STI permettant une évaluation plus intégrée que celle qu'offre le modèle actuel.

Tables rondes :

Pour plus d'information, contacter Yosaln Nur

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