Plate-forme internationale pour la réduction des tremblements de terre (IPRED)

Lorsque les bâtiments sont endommagés par des tremblements de terre, l'impact sur la vie de leurs occupants est énorme. Les dommages causés aux bâtiments peuvent également entraver gravement les efforts de secours et de réparation. Par exemple, les grands hôpitaux et autres installations peuvent être dans l’incapacité de fonctionner, les routes peuvent être bloquées par les bâtiments en ruines et entraver les flux massifs de réfugiés. Les bâtiments, en particulier le logement, doit protéger les êtres humains contre les dangers naturels. Au cours des dernières années, il y a eu une reconnaissance croissante de la nécessité d'un réseau international/plate-forme pour la recherche collaborative, la formation et l'éducation concernant la sismologie et le génie parasismique.

Cette plate-forme est essentielle pour partager et réactualiser les données sur l'expérience inestimable de chaque pays car il est difficile pour un seul pays d’expérimenter et de vérifier les effets des mesures d'atténuation. Le Japon, par exemple, a une expérience considérable de violents tremblements de terre, expérience portant sur de très nombreuses années. Il a acquis une vaste connaissance sur l'atténuation des catastrophes et mis en place des programmes de formation et de recherche. La collaboration entre l'UNESCO et le Gouvernement du Japon sur la réduction des risques remonte aux années 1960. Dans ce contexte, l'UNESCO et le ministère des Territoires, de l'Infrastructure, des Transports et du Tourisme (MLIT) du Japon ont décidé de promouvoir et de développer une recherche internationale ainsi qu'une plate-forme de formation pour l'atténuation des risques de catastrophes liées aux tremblements de terre. Elle serait basée sur le génie parasismique et la sismologie, en coopération avec l’Institut de recherche du bâtiment (BRI).

L’IPRED a été lancé en Juin 2007 à Tokyo et Tsukuba, au Japon, en collaboration avec l'Institut international de sismologie et de génie parasismique (IISEE) et du BRI au Japon, qui agit comme le Centre d'excellence et gère les activités d'assistance, de mise en application et de maintien de cette plate-forme. Depuis lors, trois autres réunions ont eu lieu: au Siège de l'UNESCO à Paris, France (2008); à Istanbul Technical University, Istanbul, Turquie (2009), et à l'Indonesian Research for Human Settlement Institute, Padang, Indonésie (2010).

En Janvier 2005, lors de la Conférence mondiale des Nations Unies sur la prévention des catastrophes (CMPC) à Kobe, au Japon, des experts internationaux ont discuté de l'importance d'améliorer la résistance des bâtiments et des logements face à des catastrophes naturelles. Il a été convenu que cette question était une priorité fondamentale et vitale dans le cadre des efforts de lutte contre les catastrophes naturelles et l’atténuation de leurs effets. Ils ont également discuté de la création d'un réseau de renforcement pour l’éducation à la réduction des risques de catastrophe. En Juin 2007, la première session du Dispositif mondial pour la prévention des catastrophes (GP/DRR) s'est tenue à Genève dans le but d'évaluer et de mettre en œuvre le Cadre d'action de Hyogo (HFA), qui a été adopté lors de la Conférence. L'importance de l'application et de la diffusion des normes parasismiques pour le bâtiment a été soulignée au cours de l'une des manifestations parallèles, et un "Groupe de travail sur les normes du bâtiment» a été proposé, dont l'UNESCO assure le secrétariat. Les liens entre ce groupe de travail et la plate-forme ont été renforcés.

Pour de plus amples renseignements: M. Yasuo Katsumi ou M. Jair Torres, Section de prévention des catastrophes naturelles.

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