Tsunamis

Geographic Areas Covered by the TEWS

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Tsunamis Les tremblements de terre sous le plancher océanique, les éruptions volcaniques, les glissements de terrain sous-marins et même les impacts des météorites peuvent déclencher des vagues gigantesques nommées tsunamis. À peine perceptible dans les profondeurs de l'océan, le tsunami se déplace à la vitesse d'un avion à réaction mais ralentit quand il frappe les eaux peu profondes et se jette sur les côtes. Parce que tous les tremblements de terre sous-marins ne se transforment pas obligatoirement en tsunamis destructeurs, et parce que tous les tsunamis ne provoquent pas obligatoirement des tremblements de terre, les observations sismologiques ne suffisent pas à détecter la vague meurtrière.

Ces observations doivent être complétées par des capteurs de pression en eaux profondes et des bouées reliées par satellite. Placé sous l’égide de l'UNESCO, le Système mondial d'observation de l'océan (GOOS) est un réseau complexe composé de navires, bouées, flotteurs de surface, et satellites en orbite et géostationnaires afin d'étudier les mystères des profondeurs sous-marines. Cette science complexe ne peut trouver de réalisation concrète que si elle est utilisée pour alerter avec efficacité. Cela requiert la construction de centres nationaux pour recevoir les alertes émises par les réseaux d’observation et les transmettre aux communautés en danger, par le biais de canaux de communication clairement définis et préalablement identifiés.

C’est un fait malheureusement indéniable au regard du gigantesque tsunami survenu en décembre 2004 dans l'océan Indien : les scientifiques ont été immédiatement conscients que l'énorme tremblement de terre dans les fonds marins au large de Sumatra pouvait donner naissance à un tsunami, mais il n'y avait aucun moyen de tirer la sonnette d'alarme pour avertir de son arrivée imminente. Un mois après la catastrophe, lors de Conférence mondiale sur la prévention des catastrophes à Kobe en 2005, les gouvernements ont convenu de la mise en place d'un système d'alerte aux tsunamis dans l'océan Indien, semblable à celui déjà opérationnel dans l'océan Pacifique depuis 1968. Pour aller plus loin, lors de leur Assemblée générale en 2005, les États-membres de la Commission océanographique intergouvernementale, en étroite collaboration avec d’autres organes des Nations Unies, ont décidé de coordonner la mise en place d’un système mondial d’alerte aux risques liés à l’océan.

Mettant à profit les capacités déjà existantes dans les réseaux de détection, des systèmes d’alerte aux tsunamis ont été mis en place ces dernières années en Afrique, dans le Pacifique Sud, dans l’Atlantique du nord-est et aux Caraïbes. À long terme, ils devraient faire partie du réseau mondial d’alerte et de réduction des effets des tsunamis coordonné par la Commission océanique intergouvernementale (IOC). Cette dernière contribuera, à son tour, au Système mondial d'observation de la Terre (GEOSS), un effort mondial impliquant 60 pays, 43 Organisations internationales et la Commission européenne.

Pour plus d’informations : http://www.ioc-unesco.org/

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