Volcans

Irazu volcano and volcano terrain, Costa Rica 1974

© UNESCO/D. Roger. Volcan Irazu, Costa Rica, 1974

Depuis les années 1980, l’activité volcanique a causé le décès de plus de
29 000 personnes et en a délogé plus d’un million. Avec plus de 1 500 volcans potentiellement actifs à travers le monde, une moyenne de 10 éruptions par an provoque des dégâts considérables et de lourdes pertes alors que les évènements volcaniques massifs se produisent plusieurs fois par décennie.

Les volcans ont une grande incidence sur la persistance de la vie sur la Terre, aussi les éruptions ne doivent-elles pas se transformer en catastrophes. Lorsqu’elles se produisent, elles sont presque toujours liées à une politique inappropriée dans les zones à risque. Les éruptions volcaniques sont les seules catastrophes naturelles à présenter des signes précurseurs.

Lorsque le volcan est surveillé, ces signes apparaissent des semaines voire des mois avant qu’une activité volcanique ne se produise. Il n’est pourtant pas possible de prévoir l’intensité ou la durée d’une éruption volcanique. Il arrive aussi que les signes annonciateurs ne soient qu’une fausse alerte. Ce fait, comme le manque de moyens dans les pays en développement, explique pourquoi seuls quelques-uns des 800 volcans actifs et des 500 potentiellement actifs sont surveillés sur une base régulière.

L’UNESCO a récemment soutenu une étude sur le Système mobile international d'alerte aux éruptions volcaniques et aux activités sismiques Phase 2 (IMEWS-2). Il met l’accent sur l’importance de surveiller les volcans du monde entier, d’échanger des données et de mettre en place des équipes internationales d’experts pour intervenir lors des éruptions volcaniques. Cette étude fait suite au premier projet IMEWS qui a permis la révision des installations de surveillance des volcans déjà existantes et l’identification de 100 volcans à haut risque dans le monde. Les conclusions de l’étude IMEWS-2 seront présentées prochainement.

L’atelier de la conférence internationale « Cities on Volcanoes » a particulièrement insisté sur la nécessité d’une assistance internationale placée sous l’égide de l’UNESCO. L’Organisation poursuivra ses efforts pour l’assistance et la coopération internationale entre volcanologues, notamment en soulignant l’importance de leur rôle de conseiller auprès des représentants politiques afin de faire accepter la volcanologie comme une science pratique qui permet de réduire les risques liés aux éruptions volcaniques.

En matière de volcans et de risques géologiques, l’UNESCO encourage l’utilisation des technologies modernes. L’Organisation coopère avec la Charte « Espace et catastrophes majeures », ce qui lui permet obtenir des images spatiales immédiatement après une catastrophe pour l’étude des risques géologiques, en particulier dans les pays en développement. Dans le cadre du partenariat avec le Système mondial des systèmes d'observation de la Terre (GEOSS), l’Organisation envisage les possibles utilisations de la télédétection et des observations de terrain pour mettre en place un programme d’intervention mondiale de réduction des risques géologiques. Continuer (en anglais)

Pour de plus amples informations, veuillez contacter: Kristine Tovmasyan, Section de la prévention des catastrophes naturelle

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