01.06.2011 - Natural Sciences Sector; UN News Centre; UN-REDD

Sommet des chefs d’État et de gouvernement des bassins forestiers tropicaux de l’Amazonie, du Congo et du Bornéo-Mékong

© UN photo P. Sudhakaran; Forêt pluviale dégradée, Acre, Brésil

Le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des bassins de l’Amazone, du Congo et du Bornéo-Mékong qui se tient du 31 mai au 3 juin 2011 favorisera le dialogue entre 35 nations des trois principaux bassins forestiers tropicaux d’Afrique, d’Amérique du Sud et d’Asie du Sud-Est, contribuant ainsi à la gestion durable d’écosystèmes forestiers. Ces efforts permettraient de fournir une contribution plus importante aux efforts de régulation du climat, d’éradication de la pauvreté et de développement économique.

Les Nations unies soutiennent le sommet, auquel participe l’UNESCO. Les partenaires comprennent, entre autres,  13 pays donateurs, des branches multiples des Nations Unies, l’Union Africaine, et la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC).

Les bassins de l’Amazone en Amérique du Sud, du Congo en Afrique centrale et du Bornéo-Mékong en Asie du Sud-Est constituent à eux seuls 80% des forêts pluviales du monde ; ils contiennent les deux tiers de la biodiversité mondiale. La perte de forêt s’accélère dans ces trois bassins versant. Actuellement, 20 % des émissions de gaz à effet de serre découlent de la destruction et dégradation des forêts.

L’UNESCO souhaite renforcer sa coopération avec ses partenaires et créer des liens synergiques entre la conservation de la diversité biologique et la préservation de la diversité culturelle, en mobilisant notamment le Réseau mondial des réserves de biosphères de son programme sur l’Homme et la biosphère (MAB). Les 56 réserves de biosphère de 16 pays des trois bassins forestiers tropicaux, à savoir, les bassins d’Amazonie, du Congo et d’Asie du Sud-Est offrent une formidable plateforme pour créer pareilles synergies, de promouvoir les échanges d’informations, d’expériences et d’encourager des analyses comparatives. Le MAB a joué un rôle décisif dans la conclusion de l’accord du Réseau de coopération Sud-Sud pour le développement durable dans les trois régions tropicales du monde, signé à Jeju, en République de Corée, en 2009.

La Convention du patrimoine mondial s’est également révélé un instrument normatif de la plus grande importance pour la conservation de la nature. On compte à ce jour, 38 biens  répartis dans les pays des trois bassins présents,  représentant une superficie d’environ 31 millions d’hectares.

Henri Djombo, ministre congolais du Développement durable et de l’Environnement, a déclaré qu’un accord était envisagé concernant la gestion durable des écosystème de ces régions.

Cette réunion est également un contribution à l’Année internationale des Forêts 2011.

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