L’éducation scientifique des filles au cœur de l’intervention de la Directrice générale à San Francisco
Le travail effectué par l’UNESCO dans le domaine de l’éducation des filles et des femmes a été le thème des Conversations avec des femmes d’exception, une manifestation parrainée par les Amis de la Commission de San Francisco sur la condition de la femme, à laquelle la Directrice générale Irina Bokova était conviée aujourd’hui. La Directrice générale a parlé de la famille comme source d’inspiration première, mais elle a évoqué aussi la nécessité de renforcer les structures éducatives et d’y encourager la prise en compte de l’égalité des genres afin que les filles aient accès aux leviers qui leur ouvriront un jour les portes d’une carrière scientifique.
Les programmes de l’UNESCO, comme « Dix mille chefs d’établissement », un projet mené conjointement avec la Fondation Varkey-GEMS en vue de sensibiliser des éducateurs du Kenya et du Lesotho à la question de l’égalité des genres, les partenariats avec des entreprises telles que Procter & Gamble, qui soutient un programme d’éducation dont bénéficient jusqu’à 40 000 femmes au Sénégal, ou encore le Partenariat mondial États-Unis/UNESCO pour l’éducation des filles et des femmes, lancé en 2011, sont autant d’activités de l’UNESCO propices à l’épanouissement et à l’autonomisation des femmes partout dans le monde.
À l’autre bout du spectre, le Prix L'Oréal/UNESCO pour les femmes et la science a mis en relief l’apport décisif des femmes scientifiques. En 2009, Elizabeth Blackburn (États-Unis) et Ada Yonath (Israël) ont vu leurs travaux récompensés par le prix Nobel de physiologie ou médecine et le Prix Nobel de chimie, respectivement. Elles avaient été l’année précédente lauréates du Prix L’Oréal/UNESCO.
Néanmoins, Mme Bokova a suscité la stupeur et l’émotion des plus de 100 personnes qui étaient venues l’écouter en leur expliquant les défis qui restent à relever, notamment le fait que les femmes représentent encore les deux tiers des 796 millions d’adultes analphabètes que l’on compte aujourd’hui dans le monde.


