22.12.2011 - ODG

Les rendez-vous de l’UNESCO en 2012

© UNESCO

« L’année 2011 fut une année déterminante pour l’UNESCO et dans le monde » a déclaré la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, dans un message de fin d’année. Le printemps arabe a montré le pouvoir transformateur de l’aspiration à la dignité et à la démocratie. L’UNESCO s’est immédiatement mobilisée en Tunisie, en Egypte et en Lybie, et compte redoubler d’efforts en 2012 pour accompagner les réformes éducatives, valoriser la culture et soutenir les médias comme socles des sociétés nouvelles. Partout dans le monde des jeunes hommes et femmes s’indignent et se mobilisent pour la paix, la liberté d’expression et la justice sociale. « Toute transformation de ce type prend du temps et demande beaucoup d’efforts. Il n’y a aucune garantie de succès. La communauté internationale doit se mobiliser davantage et l’UNESCO sera au rendez-vous » a souligné la Directrice générale.

En 2011, l’UNESCO a lancé plusieurs initiatives importantes, comme le partenariat mondial pour l’éducation des filles et des femmes, et doit maintenant accélérer leur mise en œuvre. 210 jeunes délégués de 127 Etats membres sont venus à Paris porter la voix du changement lors du grand forum des jeunes de l’UNESCO. Les 31 premiers projets financés par le Fonds pour la diversité culturelle donnent leurs premiers résultats, de même que les programmes scientifiques et technologiques en Afrique, ou les projets pour l’égalité hommes / femmes, dans le domaine des médias notamment. Plus de 35 000 élèves à travers le monde ont participé à une gigantesque expérience scientifique sur l’eau, dans le cadre de l’année internationale de la chimie, pilotée par l’UNESCO. Cette année a marqué une étape importante dans la poursuite de nos activités, avec le 10e anniversaire de la Déclaration universelle de la Diversité culturelle ou le 40e anniversaire du programme l’homme et la biosphère. Le Système d’alerte au Tsunami dans l’Océan Indien a été lancé et est opérationnel. Les catastrophes récentes comme le Tsunami au large de Fukushima, au Japon, nous rappellent la nécessité de mieux anticiper les risques, et de mieux préparer les populations.

La population mondiale a dépassé le cap des 7 milliards d’êtres humains. En 2011, la famille de l’UNESCO s’est agrandie de nouveaux membres, comme la République du Soudan du Sud et la Palestine. « Nous entendons plus fortement que jamais la demande des peuples qui sont  à la recherche de nouvelles solutions pour la paix et le développement. Ils sont de plus en plus nombreux à se tourner vers l’éducation, la diversité culturelle, les sciences, le partage des savoirs, et nous leur devons de construire une meilleure UNESCO » a souligné la Directrice générale.

Pour Irina Bokova, « Le monde change rapidement et l’UNESCO est au cœur de ce changement : 2012 sera l’occasion d’accélérer nos efforts pour répondre concrètement aux attentes exprimées cette année ». La Directrice générale a poursuivi : « Nous avons plusieurs opportunités majeures à saisir ». En 2012, l'UNESCO célèbre le 40e anniversaire de la Convention du patrimoine mondial, une occasion unique de mettre en avant le rôle du patrimoine et de la culture comme leviers de développement durable, en insistant notamment sur le rôle des communautés locales. «Le patrimoine mondial est un pilier de la paix et un moteur de développement. C’est une source d'identité et de connaissances à partager », a-t-elle notamment précisé.

2012 sera également l'année de Rio +20 - la Conférence des Nations Unies sur le développement durable. L'UNESCO veut mettre en avant le pouvoir transformateur de l'éducation, des sciences, de la culture et des médias comme conditions de développement durable. « Nous devons construire « des sociétés vertes » inclusives et équitables, et pas seulement des « économies vertes »  a souligné la Directrice générale. L’Organisation a notamment préparé une contribution majeure sur le rôle des Océans pour le développement durable, avec plusieurs propositions fortes pour la durabilité des océans et des zones côtières. 

L’arrêt de la contribution américaine au budget de l’UNESCO, à la suite de la décision des Etats Membres d’accueillir  la Palestine comme membre, a mis l’Organisation dans une situation financière difficile. « Cette situation est un appel à renouveler notre engagement, c’est une opportunité en or d’accélérer nos efforts de réforme. L’UNESCO dispose de tous les atouts pour faire la différence et surmonter ces difficultés » a-t-elle conclu.




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