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16.03.2011 - UNESCOPRESS

L’UNESCO mobilise des experts et des partenaires de la société civile afin de sauvegarder le patrimoine en Tunisie, Egypte et Libye

© UNESCO/Yvon Fruneau - Art rupestre au site du Tadrart Acacus (Libye)

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a appelé à la mobilisation de tous les partenaires de l’Organisation pour garantir la sauvegarde du patrimoine culturel en Tunisie, Egypte et Libye. L’appel de la Directrice générale est intervenu lors d’une réunion d’urgence d’un groupe d’experts qui s’est tenue le 15 mars au siège de l’UNESCO, à Paris.

« J’ai été très touchée et très fière de la réaction qui a poussé les citoyens de Tunisie, d’Egypte et de Libye – jeunes et vieux réunis – à protéger leur patrimoine lors des moments d’incertitude et de changement qui ont trop souvent dégénéré en violences », a déclaré la Directrice générale. « Nous nous inquiétons cependant d’informations faisant état de destructions, de dommages et de vols dans des musées, sur des sites archéologiques et dans des bibliothèques. En cette période de remous sociaux, le patrimoine culturel devient vulnérable face à quelques individus sans scrupule qui veulent profiter de la situation ».

« L’UNESCO et ses partenaires soutiennent fermement tous ceux qui défendent leur patrimoine. Nous réunissons toute l’expertise possible en vue de contribuer à leur réussite ».

« Pour commencer, des missions d’experts vont se rendre en Egypte et Tunisie dans les jours à venir afin de rencontrer les nouveaux responsables des ministères de la Culture, d’évaluer le besoin d’aide, notamment en matière de lutte contre le trafic de biens culturels, et d’élaborer un plan d’action global à moyen et long terme pour la protection du patrimoine culturel ».

« Nous devons surtout travailler en étroite collaboration avec la jeunesse afin de faire passer l’idée que le patrimoine culturel de Tunisie, d’Egypte et de Libye, est leur patrimoine, qu’il est intimement lié à leur identité et qu’il représente un soutien potentiel de la démocratie et de la compréhension entre les cultures. Les jeunes sont visiblement prêts à entendre ce message et à agir dans ce sens ».

Les remarques de la Directrice générale ont été unanimement approuvées par les participants à la réunion, notamment l’Organisation Mondiale des Douanes, Interpol, le Centre international d'études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM), le Conseil international des monuments et des sites (ICOMOS), le Conseil international des musées (ICOM), le World Monuments Fund et de nombreux experts indépendants.

Ces organisations et experts travaillent en relation étroite avec l’UNESCO dans le domaine du patrimoine culturel. Ils ont également assisté à l’ouverture de la conférence qui a commémoré les quarante ans de la Convention de l’UNESCO pour la lutte contre le trafic illicite des biens culturels.

En passant en revue la situation du patrimoine culturel en Tunisie, Egypte et Libye, les experts ont souligné que les principales difficultés tenaient au manque d’information fiable à propos des sites et institutions du patrimoine culturel, à l’interruption des relations de travail établies antérieurement avec les institutions et personnes clés au plan local, au risque de voir le patrimoine culturel négligé compte tenu des urgences économiques et sociales, et aux changements encore en cours.

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                                         Pour davantage d'information: www.unesco.org

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                        Sue Williams, +33 (0)1 45 68 17 06; s.williams@unesco.org

                        Lucia Iglesias , +33 (0)1 45 689 17 02; l.iglesias@unesco.org  




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