06.10.2011 - UNESCOPRESS

Exercice d’alerte au tsunami dans l’océan Indien : un scénario inspiré de la catastrophe de 2004

Un cameraman de UNTV à Mullaitivu, une ville du Sri Lanka dévastée par le tsunami du 26 décembre 2004 © Nations Unies

Près de sept ans après le tsunami dévastateur de 2004, plus de  vingt pays riverains de l’océan Indien* participeront le 12 octobre à un exercice de simulation d’un tsunami de grande ampleur pour tester le Système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’océan Indien. Organisé sous les auspices de la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO, cet exercice marque aussi le passage de relais entre le Service provisoire d’alerte dans l’océan Indien et les pays de la région sur lesquels reposera désormais le Service consultatif régional sur les tsunamis.

Le scénario établi pour cet exercice, baptisé « IOWave 11 », prévoit la survenue d’un séisme d’une magnitude de 9,2 sur l’échelle de Richter au large des côtes au Nord-Ouest de Sumatra, Indonésie, à l’image de celui qui s’était produit le 26 décembre 2004, suivi d’un tsunami de grande ampleur. En 12 heures, la vague de ce tsunami fictif traversera tout l’océan Indien pour frapper les côtes d’Afrique du Sud. Des bulletins d’alerte seront alors émis par le nouveau Service consultatif régional qui repose désormais sur l’Australie, l’Inde et l’Indonésie**. 

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, s’adressera aux autorités concernées des trois pays le 12 octobre lors d’une conférence vidéo (8h30, heure de Paris) pour marquer le transfert de responsabilité.

Ce test est destiné à évaluer le bon fonctionnement des flux de communication entre les différents acteurs concernés, l’état de préparation des pays et la bonne marche des dispositifs d’urgence. Des exercices d’évacuation des populations côtières seront également menés dans plusieurs pays, notamment en Inde et en Malaisie.

Au lendemain de la catastrophe de 2004, les pays riverains de l’océan Indien avaient manifesté la volonté de mettre en place un Système d’alerte aux tsunamis et d’atténuation de leurs effets dans l’océan Indien (IOTWS). Grâce à l’appui de la Commission océanographie intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, un Groupe intergouvernemental de coordination avait été constitué afin de fournir un mécanisme de gouvernance au nouveau système, devenu partiellement opérationnel en 2005.

Depuis mars 2005, c’est l’Agence météorologique japonaise et le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique qui ont fourni l’information sur les tsunamis aux 28 Etats de l’océan Indien. Ce dispositif est resté opérationnel jusqu’à aujourd’hui et continuera à fonctionner en parallèle jusqu’à la fin de l’année 2012, date à laquelle sera évalué le fonctionnement du nouveau Service consultatif régional.

 

*A ce jour : Australie, Bangladesh, Comores, France (Réunion), Inde, Indonésie, Iran, Kenya, Madagascar, Malaisie, Maldives, Maurice, Mozambique, Myanmar, Oman, Pakistan, Seychelles, Singapour, Sri Lanka, Tanzanie, Thaïlande, Timor-Leste, Yémen.

** ainsi que par le Système d’alerte rapide intégré multirisques et le Service provisoire d’alerte aux tsunamis dans l’océan Indien via l’Agence météorologique japonaise et le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC).




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