22.09.2012 -

Irina Bokova dirige, à l’ONU, un débat de haut niveau sur la paix et la non-violence

© UNESCO - UNESCO Director-General Irina Bokova with UN Secretary-General, Mr Ban Ki-moon and UN General Assembly President Mr Vuk Jeremic at the High-level debate on Contemporary challenges and approaches to building a lasting culture of peace, New York, September 2012

Le 21 septembre, Journée internationale de la paix, la Directrice générale a présidé à l’ONU un débat de haut niveau sur la culture de la paix et de la non-violence, organisé par l’UNESCO et auquel ont participé le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, le Président de l'Assemblée générale des Nations Unies, M. Vuk Jeremic, le Ministre de la culture du Kazakhstan, M. Darkhan Myngbay, et l’ancien Président de la République dominicaine, M. Leonel Fernandez.

Les discours d’ouverture ont été suivis d’un débat entre d’éminents intellectuels et des défenseurs de la paix, dont l’Ambassadeur de bonne volonté de l’UNESCO, M. Forest Whitaker, la Directrice exécutive adjointe d’ONU-Femmes, Mme Lakshmi Puri, Wole Soyinka, Arjun Appadurai, Jeffrey Sachs et Nasser David Khalili.

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a demandé à tous les hommes et à toutes les femmes de défendre inlassablement les valeurs communes pour faire avancer la paix et les droits de l'homme. « Nous sommes ici pour faire sonner la cloche de la paix », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « je compte sur vous ».

Dans son allocution d’ouverture, Mme Bokova a dénoncé les récents actes, motivés par l’intolérance et l’ignorance, qui visent à attiser la haine contre les valeurs et les croyances d’autres peuples. Elle a demandé à chacun de renouveler son engagement en faveur du respect, de la tolérance et de la compréhension mutuelle.

À l’heure où la paix perd du terrain dans de nombreuses sociétés, la Directrice générale de l’UNESCO a souligné qu’il incombait à tous de défendre la dignité humaine en soutenant une éducation de qualité pour tous, en établissant des passerelles de dialogue pour promouvoir le respect et la tolérance, et en donnant à chaque individu les moyens de réaliser ses aspirations. Elle a également souligné que l’éducation aux droits de l'homme, notamment chez les jeunes, était importante pour cultiver la paix.

M. Vuk Jeremic a évoqué l’importance cruciale de l'éducation et de la culture en tant qu’éléments essentiels de la paix, en rappelant à tous que « la paix doit être le fondement de notre vie quotidienne ».

Le débat qui a suivi a porté essentiellement sur l’importance de la communication dans un monde marqué par la surcharge d’informations, ainsi que sur la nécessité d’un dialogue plus approfondi et plus étroit fondé sur une humanité commune.

M. Arjun Appadurai a parlé du décalage qui existait entre la lenteur avec laquelle se propageait le message de paix et la rapidité avec laquelle circulaient les messages de haine. Mme Lakshmi Puri a défendu vigoureusement l’égalité entre les sexes en tant que stratégie déterminante pour une paix durable. M. Jeffrey Sachs a rappelé à tous qu’il fallait remédier aux conditions pouvant mener aux conflits, en soulignant l’importance de la pauvreté.

« Chacun de nous a la capacité de créer la paix », a déclaré Forest Whitaker, en insistant sur l’obligation d’agir pour la paix. Il a tout particulièrement appelé l’attention sur le pouvoir de l'éducation en tant que facteur de transformation et source de dignité et de compétences pour les filles et les garçons.

M. Whitaker a rappelé à tous la phrase suivante de Martin Luther King Jr : « j’ai décidé de m’en tenir à l’amour. La haine est un fardeau trop lourd à porter ».

Le débat a également porté sur des questions émanant d’une salle comble ou reçues sur un compte Twitter spécialement créé pour l’occasion.

Répondant à la question posée par un garçon de 12 ans, M. Raj, qui participait au débat, Mme Bokova a déclaré : « votre présence parmi nous, ainsi que votre engagement et votre intelligence, me donnent beaucoup d’espoir ». Elle a ajouté : « vous êtes déjà un citoyen du monde... cela nous donne à tous de l’espoir – vous devez croire que vous avez le pouvoir de changer le monde, vous devez y croire car tel est le moyen de parvenir à la paix ».




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