11.03.2010 -

La Directrice générale clôt sa visite en Haïti en plaidant pour une intégration de la culture dans les stratégies de reconstruction

Rencontre avec la presse - © UNESCO/FW Russell-Rivoallan, 2010

« La culture doit accompagner l’aide humanitaire. Elle doit être présente dans les stratégies de reconstruction d’Haïti parce que culture et développement sont étroitement liés », a plaidé la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, au cours d’une visite officielle en Haïti qui s’est achevée hier.

« La culture doit accompagner l’aide humanitaire. Elle doit être présente dans les stratégies de reconstruction d’Haïti parce que culture et développement sont étroitement liés », a plaidé la Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, au cours d’une visite officielle en Haïti qui s’est achevée hier.              

A l’occasion de sa deuxième et dernière journée en Haïti, Irina Bokova s’est entretenue avec la ministre de la Culture et de la Communication, Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, et Daniel Elie, Directeur de l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN), avant de se rendre à Jacmel, dans le sud-est du pays. Cette ville, qui figure sur la liste indicative des sites susceptibles d’être inscrits sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, a subi de graves dommages au cours du tremblement de terre survenu le 12 janvier.              

La Directrice générale a rappelé l’engagement de l’UNESCO pour sauvegarder le patrimoine de cette ville coloniale fondée à la fin du XVIIe siècle et dont de nombreux bâtiments se sont effondrés. Lors d’une réunion avec le maire de Jacmel, Edwin Zenny, elle a souligné le rôle important, tant économique que social, que joue l’artisanat dans la vie locale et la nécessité de le préserver. « Nous sommes conscients que l’aide humanitaire d’urgence n’est pas la seule réponse à apporter au pays et que votre savoir-faire et vos traditions doivent être pris en compte dans l’effort de reconstruction », a déclaré la Directrice générale.              

Irina Bokova, qui a rappelé que Port-au-Prince n’avait pas été la seule touchée au cours du séisme, s’est ensuite rendue à Camp-Perrin, dans le sud du pays. D’après les informations fournies par Michèle Oriol, de l’Université d’Etat d’Haïti, également consultante pour l’UNESCO, cette petite ville a vu affluer près de 9000 personnes au lendemain du séisme, dont 30% d’enfants en âge d’être scolarisés.              

Irina Bokova s’est ensuite rendue dans des ateliers destinés à former des maçons aux techniques de construction antisismiques. « Dans une région exposée comme Haïti, chaque personne a le droit de vivre dans une maison sûre, a déclaré la Directrice générale. Pour cela, il faut prendre des mesures préventives et j’espère que l’expérience menée ici pourra s’étendre à d’autres régions du pays ».              

De retour à Port-au-Prince, la Directrice générale a rencontré le Délégué de l’Union européenne en Haïti, Jean-Marc Russe, et l’Ambassadeur d’Espagne, Paulino Gonzalez. Elle s’est ensuite entretenue avec Anthony Banbury, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et a demandé le concours de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) afin de sécuriser les sites historiques du pays et les monuments exposés au vandalisme et au commerce illicite de biens (peintures, œuvres d’art, fresques…).                                      

A l’issue de ce déplacement en Haïti, la Directrice générale s’est rendue en République dominicaine où elle a notamment rencontré le Président Leonel Fernandez dans le cadre d’une visite officielle d’une journée.

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Plus d’information :  

www.unesco.org/new/fr/haiti-quake/

http://donate.unesco.org/fr/Pages/default.aspx?Programme=HAITI




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