06.05.2013 - UNESCOPRESS

Le Système d’alerte aux tsunamis du Pacifique mis à l’épreuve

© Tom Gross

Trente-neuf pays et territoires* prennent part du 1er au 14 mai à un exercice destiné à mesurer la capacité de réaction des pays riverains du Pacifique en cas de tsunami. Organisée par le Groupe intergouvernemental de coordination du Système d’alerte aux tsunamis et de mitigation dans le Pacifique (ICG/PTWS), créé sous les auspices de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, cette simulation vise à tester de nouveaux outils de prévision des tsunamis mis au point par le Centre américain d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC).

Ces nouveaux outils, développés depuis 2011 et qui devraient être adoptés en 2014, s’appuient sur des prévisions relatives aux vagues destinées à aider les pays à améliorer leur capacité de réaction face à un tsunami. Ce nouveau système devrait permettre de mieux cibler les alertes et de fournir des informations rapides pour mieux prévenir les tsunamis locaux.

Baptisé PacWave 13, ce test prévoit une alerte au tsunami nécessitant une prise de décision au niveau gouvernemental. Les trois scénarios envisagés dans le cadre de cette simulation prévoient la survenue d’un tremblement de terre au large des côtes Nord du Japon, des Philippines ou du Chili provoquant des tsunamis de grande ampleur. Chaque pays participant pourra choisir l’un de ces trois scénarios dans le cadre de cet exercice dont les résultats seront évalués d’ici le 31 mai. Les messages seront envoyés par le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique, basé à Hawaï (États-Unis) et le Centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique Nord-Ouest, basé au Japon, aux points focaux désignés par chaque pays pour répondre à la menace d’un tsunami.

Le Groupe intergouvernemental de coordination du Système d’alerte aux tsunamis et de mitigation dans le Pacifique (ICG/PTWS) a été mis en place en 1965 par la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO en réponse au tsunami meurtrier qui avait frappé les côtes du Chili et du Japon en 1960. L’objectif de ce Groupe est de faciliter l’émission rapide de messages d’alerte à l’échelle régionale et de favoriser les dispositifs de réponse aux tsunamis dans les pays. Des simulations ont déjà été effectuées en 2006, 2008 et 2011.

Près de 75% des tsunamis meurtriers se produisent dans l’océan Pacifique et ses mers adjacentes. En moyenne, le Pacifique est frappé par un tsunami local tous les deux ans et par un tsunami de grande ampleur à l’échelle du Pacifique plusieurs fois par siècle. Au cours des cinq dernières années, quatre tsunamis se sont produits dans la région : en 2009 à Samoa et Tonga, en 2010 au Chili, en 2011 au Japon et en 2013 aux îles Salomon.

Contact médias :

*Australie, Brunei Darussalam, Canada, Chine, Colombie, Chili, Équateur, El Salvador, Fédération de Russie, États-Unis (American Samoa, Guam, Iles Mariana), Fidji, France, Guatemala, Honduras, Iles Cook, Iles Marshall, Iles Salomon, Indonésie, Japon, Kiribati, Malaisie, Mexique, Micronésie, Nauru, Nouvelle-Zélande, Nicaragua, Niue, Palau, Papouasie Nouvelle-Guinée, Pérou, Philippines, Samoa, Thaïlande, Tokelau, Tonga, Tuvalu, Vanuatu, Viet Nam. Le Koweït et le Pakistan prennent part en tant qu’observateurs.


s.williams(at)unesco.org

 




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