23.06.2014 - UNESCOPRESS

Santa Maria : Haïti demande à l’UNESCO l’envoi d’une mission d’experts concernant l’épave retrouvée au large de ses côtes

En réponse à la demande exprimée par le gouvernement haïtien, l’UNESCO va apporter son assistance technique et dépêcher une mission suite à la découverte d’une épave qui pourrait être celle de la Santa Maria de Christophe Colomb.

Dans une lettre en date du 12 juin, la ministre de la Culture d’Haïti, Monique Rocourt, a sollicité l’appui du Conseil scientifique de la Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique de 2001 pour solliciter l’envoi d’une mission d’experts sur le site.

L’UNESCO, enverra une mission dans les mois qui viennent afin d’évaluer l’état du patrimoine immergé au large de la ville de Cap-Haïtien, au nord du pays.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova a exprimé la préoccupation de l’UNESCO « au sujet du pillage des sites submergés situés au large des côtes haïtiennes. Nous sommes aux côtés des autorités dans sa lutte contre le trafic illicite du patrimoine subaquatique et j’encourage les Etats à joindre leurs efforts afin d’aider Haïti à retrouver la trace des objets volés sur ces sites archéologiques immergés, notamment celui qui va faire l’objet de la mission de l’UNESCO », a-t-elle poursuivi.

Le 14 mai dernier, l’explorateur sous-marin américain Bill Clifford avait affirmé avoir identifié l’épave de la Santa Maria, l’un des trois navires de Christophe Colomb lors de sa traversée de l’océan Atlantique. La Santa Maria s’était abîmée sur des récifs au nord de la côte haïtienne avant de sombrer, le 25 décembre 1492.

Cette épave avait déjà été visitée en 2003 par plusieurs équipes d’explorateurs, dont celle de Bill Clifford. La même année, un canon datant du XVe siècle avait été repéré sur le site mais cette pièce a désormais disparu.

Adoptée en 2001, la Convention sur le patrimoine culturel subaquatique de l’UNESCO vise à assurer la protection et la préservation du patrimoine immergé et appuie la recherche et la coopération internationale dans ce cadre. Les Etats l’ayant ratifiée – au nombre de 48 à ce jour, dont Haïti - s’engagent à préserver ce patrimoine, à refuser l’exploitation commerciale des sites et à lutter contre le trafic illicite des biens pillés.

Le Conseil consultatif scientifique et technique de la Convention de l’UNESCO sur la protection du patrimoine culturel subaquatique est composé de douze experts de réputation internationale, nommés par la Conférence des Etats parties à la Convention de 2001.

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Contact médias : Agnès Bardon, Service de presse de l’UNESCO.

Tel : +33 (0) 1 45 68 17 64, a.bardon(at)unesco.org

 




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