16.02.2011 - UNESCOPRESS

L’UNESCO demande aux marchands d’art et aux collectionneurs d’être vigilants à propos des objets volés en Egypte

Des fragments appartenant à la statue de Toutankhamon porté par la déesse Menkaret ont été retrouvés. La figurine du pharaon reste introuvable.

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a demandé une vigilance accrue aux autorités nationales et internationales, ainsi qu’aux marchands d’art et aux collectionneurs, suite aux informations sur le vol de plusieurs pièces importantes du Musée égyptien du Caire et d’autres sites égyptiens.

          « Il est particulièrement important de vérifier l’origine des biens culturels qui peuvent être importés, exportés ou mis en vente, en particulier sur internet », a déclaré  Irina Bokova. « Ce patrimoine constitue un élément de l’histoire de l’humanité et de l’identité égyptienne. On ne doit pas permettre qu’il tombe entre des mains peu scrupuleuses ou qu’il coure le risque d’être endommagé ou détruit ».

          « L’UNESCO va travailler en étroite collaboration avec ses partenaires internationaux, notamment Interpol, l’Organisation Mondiale des Douanes (OMD), le Centre international  d’études pour la conservation et la restauration des biens culturels (ICCROM) et le Conseil international des musées (ICOM) pour que cela n’arrive pas ».

          « Mais je voudrais aussi demander aux forces de sécurité, aux agents des douanes, aux marchands d’art, aux collectionneurs et aux populations locales de tout faire pour récupérer ces pièces inestimables et les faire revenir à leur place ».

          « Toutes les mesures possibles doivent être prises afin de sécuriser les sites du patrimoine égyptien et de prévenir d’autres vols ».

          Les autorités égyptiennes ont annoncé ce week-end que plusieurs pièces importantes, dont une statue en bois couvert d’or représentant Toutankhamon porté par une déesse, ont été volées au musée et qu’un des entrepôts a été forcé.  

          La Directrice générale a rappelé que le trafic d’objets d’art est interdit par la Convention concernant les mesures à prendre pour interdire et empêcher l’importation, l’exportation et le transfert de propriété illicites des biens culturels (1970) et par la Convention sur les biens culturels volés ou illicitement exportés (1995).

 

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Plus d’information sur la prévention du trafic de biens culturels

 

Contact : Lucia Iglesias

Tél. + 33 (0)1 45 68 17 02

 

 




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