13.05.2013 - UNESCOPRESS

La Directrice générale de l’UNESCO déplore le meurtre du journaliste de radio Muwaffak al-Ani

La Directrice générale de l’UNESCO, Irina Bokova, a déploré la mort du journaliste de radio Muwaffak al-Ani, tué dans une explosion à la voiture piégée à l’ouest de Bagdad le lundi 6 mai.

« L’annonce du meurtre de Muwaffak al-Ani m’attriste et me préoccupe », a déclaré la Directrice générale. « Il était l’une des voix les plus connues du paysage médiatique en Iraq, un homme dévoué à sa profession et déterminé à transmettre ses connaissances et ses compétences à une nouvelle génération de journalistes. Sa disparition crée un vide dans un pays marqué par de nombreuses années de conflit et qui cherche à se reconstruire ».

« Dans de telles situations, les médias ont un rôle particulier à jouer. Les journalistes doivent pouvoir travailler en toute sécurité et remplir leur devoir qui consiste à informer le public et défendre le droit à la liberté d’expression. L’impunité pour de tels crimes ne doit pas être tolérée et je compte sur les autorités iraquiennes pour faire tout ce qui est en leur pouvoir pour traduire en justice les responsables de cette attaque qui a causé la mort de plusieurs autres personnes ».

Muwaffak al-Ani était l’un des plus anciens journalistes de radio d’Iraq. Il avait commencé sa carrière en 1962 à Radio Bagdad et avait travaillé pour plusieurs des plus importantes stations du pays depuis lors. Il enseignait également le journalisme radio.

D’après des informations relayées par les médias, il a été tué avec son frère et plusieurs autres personnes lorsqu’une voiture piégée a explosé près de la mosquée Mansour à l’ouest de Bagdad au cours de la prière du soir du lundi.

Muwaffak al-Ani est le troisième journaliste tué en Iraq au cours des 12 derniers mois. La liste complète des journalistes assassinés se trouve sur le Mémorial UNESCO des journalistes assassinés. 

 

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Contact médias : Sylvie Coudray, +33 (0) 1 45 68 42 12

 

L’UNESCO est l’agence des Nations Unies dont la mission consiste à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse. En vertu de l’Article premier de son Acte constitutif, l’Organisation est tenue « d’assurer le respect universel de la justice, de la loi, des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue, ou de religion, que la Charte des Nations Unies reconnaît à tous les peuples ». À cette fin, elle « favorise la connaissance et la compréhension mutuelle des nations en prêtant son concours aux organes d’information des masses ; elle recommande, à cet effet, tels accords internationaux qu’elle juge utiles pour faciliter la libre circulation des idées, par le mot et par l’image ».

 

 




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